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    Quelles étapes à suivre pour procéder à une levée de fonds ?

    Gestion d'entreprise
    Captain Contrat
    LE
    4min

    Pour une start-up, une levée de fonds est souvent un passage obligé lorsque l’on souhaite se développer, que ce soit parce qu’on a besoin d’argent pour financer de la technologie, financer le recrutement de personnels à valeur ajoutée ou pour construire une ligne de production.

    Parfois, lever des fonds est aussi un moyen de continuer de se mentir à soi-même sur la start-up qu’on a créée, pour éviter d’être face à l’horrible vérité : le produit ou service qu’on propose n’intéresse aucun client.

    Et puis parfois, lever des fonds est un but en soi, quand on suit une certaine mode, qu’on considère que les investisseurs sont finalement les vrais clients du modèle des starts-up ou qu’on pense ainsi faire fortune sur leur dos.

    1. Quels sont les acteurs et les étapes d'une levée de fonds
    2. Quelques informations utiles relatives à la levée de fonds
    3. Présenter le projet start-up et convaincre les investisseurs
    4. Documents 
    5. Valorisation post-money et pre-money de la start-up
    6. Après la levée de fonds

    Quels sont les acteurs d'une levée de fonds et quelles sont les grandes étapes ?

    Comment trouver des investisseurs

    Qui dit levée de fonds dit investisseur(s)

    Les investisseurs sont partout et nulle part. Tout le monde a envie de gagner de l’argent en ayant des parts dans les futurs Google, Apple ou Facebook

    Mais tous les investisseurs ne se valent pas pour une start-up. Comme pour un mariage, chaque partie, et donc la start-up doit d’abord réfléchir au type d’investisseur qu’elle cherche : un investisseur impliqué dans le business (hands in), un investisseur qui surveille (hands on) ou un investisseur qui reste loin de la gestion et des décisions (hands off).

    Par ailleurs, on peut aussi choisir une certaine nature d’investisseurs en préférant par exemple les investisseurs financiers ou industriels ou de riches particuliers ayant de l’entregent ou «vivant» l’aventure de la start-up.

    Le type d’investisseur idéal dépend aussi bien entendu du stade de développement de la start-up et de son actionnariat.

    Une fois plus ou moins établi le profil voulu des investisseurs, il n’est pas très compliqué d’en cibler quelques uns et de se renseigner sur leurs habitudes, leurs investissements et leur sérieux car nombreux sont les investisseurs qui ne font en fait pas grand-chose à part tenter de gagner un maximum en risquant le minimum sur un grand nombre de projets.

    En règle générale, on peut avoir confiance en des fonds d’entrepreneurs qui appliquent en général les conditions qu’ils auraient aimé qu’on leur applique quand ils cherchaient des capitaux (mais méfiez-vous quand même des gens qui cherchent une revanche à leurs échecs car étrangement, nombreux sont les employés de fonds d’entrepreneurs qui ont souvent raté leurs aventures entrepreneuriales).

    On peut avoir encore plus confiance dans les fonds industriels qui ont vocation à s’intéresser au .. fond des choses et n’ont pas les obligations de résultats financiers des .. financiers..

    Une bonne pratique est de passer par un intermédiaire ou leveur de fonds. Chacun a ses spécialités et garantit quelque part le sérieux et l’implication du futur investisseur tout en optimisant la présentation du projet.

    levee_fonds_hossenbaccus

    Quelques définitions utiles relatives à la levée de fonds

    Venture capital : en français « capital risque » c’est-à-dire financement en capitaux propres ou quasi capitaux propres d’entreprises nouvellement créées.

    Investisseur en capital risque : l’investisseur (personne ou société financière) qui va investir

    A noter la différence entre le mot « risque » en français et le mot « capital venture » ou le terme « venture » en anglais.

    Business angel : un particulier  (on pourrait traduire exactement par « investisseur providentiel ») qui va investir et souvent accompagner l’entrepreneur avec ses propres compétences, réseaux et son expérience.

    Leveur de fonds : un intermédiaire qui va sélectionner les projets pour les investisseurs qu’il alimente en projets ; rémunéré sur une base fixe mais aussi en % des montants levés, le leveur de fonds a un intérêt dans la levée donc œuvre logiquement pour rapprocher les parties.

    Il existe une petite centaine de sociétés d’investissements en France, surtout créées dans les années 2000 avec l’essor d’internet et la création des FCPI et des avantages fiscaux qu’il y a à investir dans des start-ups.

    Les sociétés d’investissements directement ou très proches de l’état comme la BPI, la CDC ou les grosses banques sont parmi les principaux moteurs de création de fonds d’investissement.

    Les fonds les plus connus dans le métier sont Sopromec Participation, Sofinnova Partners , Auriga Partners (héritier de Finnovelec), Banexi Venture Partners , Innovacom (spécialisée dans les fonds corporate technologiques), Iris Capital et Partech International.

    Il y a aussi des fonds lancés par des entrepreneurs en vogue comme ISAI ou Kima, qui font beaucoup de RP mais financent assez peu de projets.

    Il existe aussi tout un tas de fonds moins connus et orientés vers les FCPI ; ces fonds sont  issus  des départements et filiales de capital-risque de la plupart des grandes banques françaises.

    On peut aussi faire appel au crowdfunding, mouvement naissant et pour l’instant assez limité mais potentiellement intéressant pour les petits projets ou pour amorcer un financement qui permettra ensuite d’en avoir de plus grands.

    Il existe aussi une autre façon de lever des fonds auprès de proches, c'est ce qu'on appelle le love money. Un quart des nouveaux entrepreneurs utiliserait cette méthode pour se lancer.

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    Présenter le projet de la start-up et convaincre des investisseurs

    Tout passe par un « pitch » (présentation rapide, concrète et percutante du projet) et un business plan efficace qui montre d’où on vient, où on veut aller, qu’est-ce qu’on a fait, quel est le marché et quels sont et comment font les concurrents.

    Il existe une abondante littérature sur le sujet, mais tout se résume à séduire l’investisseur en lui expliquant clairement pourquoi LUI a intérêt à investir TANT dans une affaire naissante qui lui rapportera X car il y a une opportunité à saisir à cause du marché et des concurrents puisque l’équipe de la start-up est TOP et qu’elle apportera TELLE VALEUR AJOUTEE.

    Paperasse d'une levée de fonds

    Une levée de fonds s’accompagne de discussions, négociations et donc d’une abondance de formalités juridiques liées à la levée de fonds qui peuvent parfois noyer l’entrepreneur et lui faire négliger sa société.

     

    Quelques documents standards des levées de fonds :

    Les investisseurs accepteront peut-être de signer un accord de confidentialité.

    Si ils sont intéressés, ils feront faire des « dues diligences » c’est-à-dire un audit approfondi de la société (gare à celles et ceux qui auront trop habillé la mariée ou « oublié » des choses peu reluisantes).

    Si ils sont d’accord pour investir, ils proposeront une « Term Sheet » qui est un peu à la levée de fonds ce que la promesse d’achat est à l’immobilier.

    Ensuite, il y aura un pacte d’actionnaires et souvent, c’est le moment où des investisseurs « requins » tenteront d’obtenir un peu plus que ce qui était prévu.

    Financer sa startup: pensez à la levée de fonds

    Valorisation « Pre-Money » et « Post-Money » de la startup

    Techniquement, la question à régler tôt ou tard est la valorisation de la start-up AVANT l’investissement et APRES l’investissement.

    Même si on n’arrive pas à lever des fonds, il faut forcément se demander combien vaut la start-up pour la « proposer » aux investisseurs.

    Il n’y a pas vraiment de méthode pour valoriser une start-up car tout dépend du marché, de la technologie, de l’équipe, de ce qu’on a déjà fait et surtout … de ce que sont prêts à entendre les investisseurs potentiels.

    Les méthodes de calcul, qu’elles soient comptables ou basées sur ce que semble indiquer le marché et les aventures des concurrents, servent surtout, à ce stade, à JUSTIFIER un chiffre.

    Pour évaluer la valeur « post money », la logique veut qu’on calcule que :

    Valeur « PostMoney » = (Nombre De Parts Sociales Apres Investissement X Nouvel Investissement  / Nombre De Nouvelles Parts Emises). Mais il faut parfois composer avec le prix des parts qui ne peut pas être le même pour tout le monde, ce qui implique des montages financiers parfois complexes et coûteux en avocats.

    Par ailleurs, si il y a plusieurs levées de fonds, la question de valorisation peut être extrêmement compliquée à résoudre. Si un investisseur possède une minorité de blocage ou un privilège qui peut bloquer l’expansion de la société ou son développement avec certains clients, alors la valorisation de la société n’est pas proportionnelle aux pourcentages achetés précédemment..

    Après la levée de fonds

    Après la levée de fonds, l’entrepreneur est sous contrôle et doit penser ET à ses affaires ET à ses investisseurs. Il arrive fréquemment que les clients soient délaissés car l’entrepreneur doit faire du reporting et préfère souvent passer du temps avec ses investisseurs (qui quelque part lui garantissent SES revenus) qu’avec ses clients, beaucoup moins « glamour » ou « riches » J.

    Parallèlement, une levée de fonds attire un peu de lumière et aussi de nouveaux désirs chez les associés « historiques » . L’entrepreneur doit parfois apprendre à faire de la politique interne.

    A côté de ces aspects potentiellement négatifs, une levée de fonds bien menée apporte des moyens financiers, une certaine respectabilité (basée sur le fait que la société a réussi à convaincre des gens d’y investir) et aussi, si les investisseurs sont de ce type, une aide pour trouver de nouveaux clients ou pour travailler avec de grands comptes qui hésitent à s’engager avec de « petites » sociétés.

    En conclusion, une levée de fonds doit être envisagée et vécue comme un MOYEN au service de buts et d’objectifs qui ont été définis. Il ne faut pas voir en une levée de fonds une apogée ou un sésame qui va tout permettre.

    Il faut aussi prendre conscience qu’une levée de fonds est synonyme de l’arrivée de nouveaux associés donc de règles de pouvoirs différentes au sein de la société, même si les investisseurs n’interviennent pas dans la gestion quotidienne. Ce que l’argent peut apporter en possibilités d’expansion, l’argent peut aussi le détruire en équilibres humains…

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      Benjamin
      A propos de Benjamin

      Passionné d'entrepreneuriat, Benjamin maîtrise tous les mécanismes liés à la création et au développement d'entreprise. Persuadé que la complexité juridique est un frein à l'entrepreneuriat en France, il accompagne les entrepreneurs dans leurs prises de décisions.

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