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    Créer une startup : les étapes à suivre pour réussir votre projet

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    Captain Contrat
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    4min

    Le goût du défi, la soif d’indépendance, l’envie d’entreprendre et la volonté de sortir des codes du travail traditionnel : voilà notamment ce qui stimule de plus en plus de jeunes entrepreneurs qui se lancent dans l’aventure start-up. Captain Contrat vous livre tout ce que vous devez savoir pour créer votre start-up

    1. Qu'est ce qu'une start-up ?
    2. Comment trouver une idée de business ?
    3. Quelle forme sociale privilégier pour créer sa start-up ?
    4. Comment constituer son équipe au sein d'une start-up ?
    5. Comment financer le développement de sa start-up ?
    6. Où implanter sa start-up ?
    7. Attention à ne pas négliger les frais attachés à la création de sa start-up

    1. Qu’est ce qu’une start-up ?

    Une start-up, ou « jeune pousse » en anglais est une jeune entreprise qui démarre avec des perspectives de croissance et à fort potentiel de développement, ce qui nécessite un investissement sérieux afin de permettre de financer cette croissance de manière rapide et exponentielle.

    Agissant sur un marché en création ou instable, elle ne dispose pas d’un modèle économique fixe. Elle est donc par définition un état temporaire : si elle ne parvient pas à trouver son business model elle échouera. Au contraire, si elle trouve un modèle économique pérenne, elle se développera pour se transformer en une entreprise au sens plus conventionnel du terme.

    En somme, une start-up est une jeune entreprise dont le produit et la cible ne sont pas encore parfaitement définis. De fait, créer une start-up nécessite une forme de flexibilité et d’adaptabilité qui doit transparaître, comme nous les verrons, jusque dans les statuts de la société.

    2. Comment trouver une idée de business ?

    La longévité et le succès d'une entreprise ne se mesure pas seulement à la stratégie de création et aux investissements, mais aussi à l’idée, au projet, et qui souhaite être porté. Il est ainsi nécessaire de trouver une idée pour la création de son entreprise.

    Trouver une idée : être à l’écoute des besoins du marché

    La startup est par essence même le développement d’une innovation. Elle répond en général à un nouveau besoin émergeant voire inexistant (certaine startup ont su créer un besoin qui n'existait pas auparavant) et qui n’a pas encore trouvé de réponse ou d’alternative.

    Il s’agit ainsi de trouver un besoin, un secteur non exploité encore et qui ne demande qu’à l’être. Pour cela il est important, voire nécessaire, de faire une étude de marché. Une bonne idée trouvera le plus souvent un public. Cela vous permettra d’évaluer rapidement le potentiel de votre projet.

    Scruter les bonnes tendances du moment est un aussi un moyen de dénicher une bonne idée de projet.

    Trouver une idée : améliorer l'existant

    Pour monter votre startup, à défaut d’idées novatrices, vous pouvez aussi copier d’autres idées et projets existants qui en sont encore à leur balbutiement. Par exemple, “uber-eats” s’est implanté tardivement sur le marché de la livraison à domicile sans pour autant révolutionner l’idée. Ils ont seulement fait le pari réussi d’une mise oeuvre plus efficace du projet (meilleur financement, business model efficace, UX design intuitif…).
    Dès lors, l’idée peut être perçue comme accessoire, ce qui compte véritablement est sa mise en oeuvre en privilégiant notamment les financements, une équipe compétente, une gestion efficace du workflow…

    Remarque : le fait de copier une idée n’est pas légalement répréhensible, il s’agit de la libre concurrence indispensable au fonctionnement normal de l’économie de marché. Par contre, veillez à ne pas commettre des actes de concurrence déloyale en accomplissant notamment des actes de parasitage économique ou de débauchages. De même, restez vigilant quant aux actes de contrefaçons pour l’utilisation (ou l’exploitation) non autorisée d’une marque, d’un brevet, de droits d’auteur ou de dessins et modèles.

    Avant tout, pour bien commencer, il vous faut des statuts solides de société définissant une forme sociale adaptée à votre projet de startup.

    3. Quelle forme sociale privilégier pour créer sa startup ?

    Choisir la forme juridique de sa startup

    Aucune forme sociale particulière n’est légalement imposée. La SAS est cependant vivement conseillée : elle offre une grande liberté dans la rédaction des statuts qui permet de s’adapter aux besoins changeants d’une start-up. De plus, le régime social de la SAS est caractérisé par une grande souplesse.

    En effet, la startup est caractérisée par un besoin constant de flexibilité et d’adaptabilité. Grâce à la SAS, la startup peut adapter son fonctionnement à chaque étape charnière de la vie de l’entreprise. En outre, la SAS est aussi particulièrement adaptée aux diverses levées de fonds, ainsi qu'à l'augmentation de capital. Il est aussi possible d’envisager un capital variable à la SAS pour assurer plus facilement un financement progressif du projet startup. De plus, l’entrée et la sortie d’associés peuvent être facilitées, permettant ainsi de pouvoir aller vite et à ce que la croissance de la startup ne soit pas bloquée par un problème interne.

    Dans d’autres cas, la nature du projet développé dans la start-up peut nécessiter de verrouiller l’actionnariat afin de préserver le savoir faire développé en son sein. Cette approche est privilégiée dans les débuts de l’activité avant la période de levée de fonds.

    Dès lors, la grande souplesse des statuts de SAS permet d’y insérer un certain nombre de clauses protectrices des fondateurs leur permettant de ne pas perdre le pouvoir, ni la main sur leur société. Parmi les clauses favorisant l’entre-soi nécessaire des débuts, il est possible de citer :

    • la clause de préemption : cette clause offre un droit de rachat aux actionnaires existants sur les actions faisant l’objet d’un projet de cession ;
    • la clause d’agrément : l’entrée de nouveaux actionnaires est soumise à l’accord préalable des fondateurs ;
    • la clause d'incessibilité (ou d’inaliénabilité) : rends la cession des actions impossible pendant 10 ans maximum.

    4. Comment constituer son équipe au sein d’une start-up ?

    Pour monter un projet de startup viable, il est nécessaire de constituer une équipe soudée et compétente.

    Trouver des associés pour créer une startup

    Les associés fondateurs ont souvent des profils complémentaires qui leur permettent de mettre en commun leurs compétences pour développer un projet solide. Pour trouver ses associés, plusieurs réseaux sont à envisager : les réseaux d’anciens élèves BDE, les incubateurs, votre entourage, ou encore les sites d’offre d’emplois.

    Le recrutement de l’équipe est ensuite très important : chacun doit pouvoir s’intégrer à une tribu avec une culture d’entreprise forte, guidée par un esprit d’adaptabilité et de flexibilité propres à la start-up. En effet, le manque de ressources humaines dans les débuts du projet implique pour les fondateurs d’effectuer des tâches en dehors de leur scop de compétences. Il est alors important de développer une culture favorisant la sortie de la zone de confort, la résilience à l’échec et le dépassement de soi.

    Il est aussi important de discuter de la juste répartition du capital entre les associés-fondateurs de la startup.
    Si en principe, dans les entreprises classiques, le capital social est constitué des apports en numéraire et en nature, la répartition est faite à due proportion des apports de chacun. Or, dans les startup, les apports aux démarrages sont essentiellement humains : ce sont les fondateurs qui mettent la main à la pâte bénévolement au-delà d’un simple apport financier.
    En effet, le plus souvent, il est particulièrement délicat de déterminer l’apport personnel et l’implication de chacun dans le projet entrepreneurial puisque ces données sont difficilement quantifiables. Pourtant, une mauvaise répartition du capital social ne reflétant pas l’implication de chacun pourrait se révéler source de conflit par la suite.
    Afin de pallier cette situation, plusieurs mécanismes statutaires peuvent être imaginés :

    • faire évoluer la répartition du capital social avec l’émission de bons de souscription d’actions en contrepartie du travail effectué gratuitement par les fondateurs (opter pour un capital variable peut s’avérer particulièrement intéressant pour la mise en place de ce système). Par exemple, il est possible de mettre en place un timesheet où chaque fondateur indique ses heures travaillées. À la fin du mois, des actions sont émises au profit de ceux qui ont plus travaillé que les autres en guise d'indemnisation. Il est possible d’envisager une autre base de mesure que le temps, tel que les devis signés, les prestations réalisées pour la société… Pour mettre en place de système, il est grandement recommandé de vous rapprocher un professionnel du droit.
    • envisager dès le début des apports en industrie (apports en savoir faire). Néanmoins, ce type d’apport pose la question de leur évaluation sans compter les nombreuses restrictions légales en découlant (incessibilité des actions issues des apports en industrie, quota maximal dans le capital social à respecter…). Encore une fois, il est vivement conseillé de vous faire accompagner par un commissaire aux apports et un professionnel du droit pour définir leurs modalités d’application.

    L'importance du pacte d'associés pour une startup

    La plupart du temps, lors de la création de la société les relations entre les fondateurs, et éventuellement avec les autres associés, sont saines et sereines. Certains partenaires peuvent également être présents parmi les associés.

    Le pacte d’associés est un document juridique qui vient compléter les statuts, il est donc extra-statutaire. Sa principale caractéristique est d’encadrer les relations entre les associés signataires. Ce document permet notamment de préciser les conditions d’entrée et de sortie des associés.

    Il est nécessaire de se préparer et de se poser les bonnes questions avant de rédiger votre pacte d'associés, car c’est son contenu, et donc les clauses présentes qui garantiront les droits de chaque signataire. Les clauses les plus importantes sont celles relatives au droit de vote, à la majorité renforcée, au droit d’information, au contrôle de cessions, à sa rupture, mais aussi la clause Drag Along, la clause de vote, ou encore la clause de préemption. Avec un pacte d’associés, vous anticipez ainsi chaque éventuel conflit futur qui pourrait émerger. Le pacte d'associés est ainsi une protection non négligeable.

    De plus, l’avantage du pacte d'actionnaire est qu’il engage exclusivement les signataires. Ainsi, il est possible de prévoir un pacte pour chaque type d’actionnaire : un pacte d’actionnaire pour les fondateurs qui prévoiront par exemple une clause de sortie conjointe (pour permettre aux fondateurs de sortir simultanément de la société) et un pacte pour les investisseurs avec des règles différentes.

    La rédaction d’un pacte d’associés ne doit ainsi en aucun être bâclé. Il est conseillé de s’entourer d’un professionnel qui pourra le rédiger en l’adaptant parfaitement à vos besoins et à votre situation et ainsi d'éviter d'utiliser des modèles gratuits, qui s’avéreraient désuètes sur le long terme.

    5. Comment financer le développement de sa startup ?

    Au moment de la création de votre start-up, vous devrez faire face à un certain nombre de dépenses liées à la création de la société elle même ou à son fonctionnement (coût des salaires, loyer de votre espace de travail, coût d’un dépôt de marque à l’INPI…).

    De plus, pour pénétrer rapidement un marché et faire croître votre pool de client, vous aurez besoin de ressources pour assurer le financement de votre marketing, conception produit...

    Même si vous avez durement économisé pour vous lancer, vous n’aurez pas toujours les moyens pour vous développer comme vous le souhaitez. C’est pourquoi les start-ups font souvent appel à des financements extérieurs :

    • Différentes aides à l'innovation peuvent être envisagées : des subventions, des prêts à des coûts avantageux (proposés par la Bpi notamment) ou encore de crédits d’impôts.
    • Vous pouvez également financer votre projet grâce à une levée de fonds ou à un prêt entre particuliers. Depuis octobre 2014, il existe en effet une dérogation au monopole bancaire pour les crédits aux entreprises inférieurs à 1 million d’euros.
    • Pour donner un coup de boost à votre activité, il est aussi intéressant de faire appel à une structure d’accompagnement ou de participer à des concours de start-up. Les lauréats de ces concours obtiennent parfois des aides financières intéressantes. C’est dans tous les cas une bonne occasion de rencontrer d’autres professionnels et d’accroitre sa visibilité.

    6. Où implanter sa start-up ?

    Paris ou la province pour une startup ?

    Si la majorité des incubateurs et autres structures permettant de développer sa start-up se situent à Paris, s’implanter en province présente également un certain nombre d’avantages.

    La place dans un incubateur y est par exemple beaucoup moins chère qu’à Paris; et loyers pour vos locaux y sont également plus abordables !

    Par contre, Paris est un véritable vivier de compétences mué par un fort dynamisme économique, il vous sera plus facile de trouver des associés compétents et vos premiers clients.

    L’étranger, eldorado des startups ?

    L’entrepreneuriat s’est beaucoup développé en France ces dernières années. La culture entrepreneuriale et l’innovation sont cependant bien plus ancrés dans certains pays comme Israël, l’Inde ou les Etats-Unis, qui sont de véritables « el dorados » pour les start-up !

    7. Attention à ne pas oublier les frais attachés à la création d'une startup

    Les frais incompressibles pour créer une startup

    La création d’une entreprise en France impose certaines dépenses obligatoires. Il y a des coûts dits incompressibles, qui sont relatifs aux formalités juridiques et administratives. Il s’agit notamment du dépôt des statuts, l’enregistrement au registre concerné selon l’activité de la société, mais aussi l’inscription au registre des bénéficiaires effectifs.

    Parmi ces frais incompressibles, il est possible de citer les frais bancaires pour la tenue du compte professionnel (environ 15 euros par mois pour la formule de base).

    Enfin, si vous ne disposez pas des compétences en interne, vous aurez l’obligation de faire appel à un expert comptable pour l’établissement de vos documents comptables obligatoires (bilan, compte de résultat, annexes).

    Les frais cachés des startup

    Puis dans un deuxième temps, la création d’une startup engendre aussi des coûts dits cachés mais qui semblent à certains égards nécessaires, au regard de l’activité de la société. Il s’agit par exemple du dépôt de marque à l’INPI, la rédaction de contrats commerciaux, de vos conditions générales de vente ou d'achat, ou encore de mentions légales en présence d'un site internet.

    En effet lors de la création d’une startup il faut être conscient de l’ensemble des coûts que la création va engendrer, mais il faut aussi anticiper un ensemble de frais qui semblent cachés au début de la création, mais qui se révèlent nécessaire au fonctionnement de la société. La qualité de vos contrats commerciaux reflète la santé de votre startup et mettront en confiance vos futurs clients.

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      A propos de Loic Bourgoin

      Passionné d'entrepreneuriat, Loïc se dévoue à chercher l'info juridique pour les entrepreneurs et dirigeants de demain

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