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Monter son label de musique : toutes les étapes pour réussir

Philippe Wagner
Écrit par Philippe Wagner . Co-fondateur de Captain Contrat. Diplômé d'HEC Paris.
icon L'essentiel de l'article L'essentiel de l'article
  • Un label musical est une entreprise de production d’artistes musicaux.
  • Elle a pour but de repérer des talents à accompagner dans le processus d’enregistrement, de commercialisation et dans le développement de leur carrière.
  • Le label oriente les artistes dans la production de disques, l’organisation de concerts ou de spectacles, la phase de promotion, ou encore la mise à disposition des titres sur les plateformes de streaming légales.
  • Le label musical se rémunère sur les ventes générées par la musique produite, tout en reversant une rémunération aux artistes selon les modalités fixées dans un contrat.
  • La création d’un label de musique revient aussi à créer une marque. Parmi les labels les plus connus, nous pouvons citer Sony, Universal Music… Mais de plus en plus d’artistes se lancent dans la création de leur propre label indépendant afin de gagner en autonomie.  

 

Qu'est-ce qu'un label de musique ? 

 

Un label de musique est à la fois une maison de production de disques et une marque.

Ainsi, un artiste, chanteur, musicien qui souhaite diffuser sa musique auprès du public devra faire appel à un producteur de maison de disques à la tête de son label de musique.

L’artiste signe alors un contrat (dit “contrat d’artiste”) avec le producteur. Ce contrat confère l’exclusivité au producteur.

 

Pourquoi créer son propre label de musique ?

 

L’artiste concède les droits d’exploitation de son œuvre au producteur qui se charge de la réalisation des exemplaires de l'œuvre.  En contrepartie, le producteur obtient un droit de propriété sur l’enregistrement et touche une partie des recettes générées par la commercialisation de l'œuvre. 

Mais parce qu’il n’est pas toujours simple pour un artiste de se faire repérer par un label, nombreux sont ceux qui décident de créer leur propre label de musique. Cette solution d’auto-production est de plus en plus fréquente. 

Il y a des avantages à créer son propre label : 

  • l’artiste reste propriétaire de ses droits sur l’exploitation de son œuvre ; 
  • l’artiste conserve les “royalties” (redevances) provenant de l’exploitation de sa musique ; 
  • l’artiste a la possibilité de s'entourer et d’accompagner d’autres artistes dans le développement de leur carrière.

 

Quelles sont les étapes pour monter son label ?

 

icon En bref : En bref :
Pour créer un label de musique, vous devez définir sa direction artistique, établir un business plan solide, protéger votre marque, choisir le statut juridique, accomplir les formalités administratives, développer une stratégie marketing, rédiger les contrats avec les artistes et consolider le financement. Chaque étape est essentielle pour sécuriser juridiquement votre projet et assurer la croissance de votre label.

Étape n°1 : Définir le genre et la direction artistique

 

La première étape consiste à définir clairement la ligne artistique du label. Cela implique :

  • Choisir le genre musical sur lequel se concentrer
  • Déterminer l’identité sonore et visuelle du label
  • Préciser le type d’artistes à attirer

Cette direction artistique sert de fil conducteur pour toutes les décisions futures et permet de se positionner distinctement sur le marché.

 

Étape n°2 : Établir un business plan solide

 

Le business plan est le document central qui formalise la stratégie et les objectifs du label. Il doit inclure :

  • Le positionnement et la ligne éditoriale
  • La cible d’artistes et le modèle économique
  • L’évaluation des besoins financiers, humains et matériels, tels que :
    • Recrutement de directeurs artistiques et ingénieurs du son
    • Location ou achat de studio d’enregistrement
    • Achat de matériel de production

Le business plan doit aussi préciser les sources de financement : apports personnels, prêts bancaires, subventions, crowdfunding ou investisseurs privés. Un plan solide augmente les chances de convaincre investisseurs et partenaires.

 

Étape n°3 : Protéger sa marque

 

Le choix et la protection de la marque sont essentiels. La marque doit être :

  • Distinctive : elle doit identifier le label et non un autre
  • Licite : aucune utilisation interdite ou protégée
  • Disponible : pas de conflit avec une marque existante

Le dépôt officiel se fait via l’INPI (190 € pour une classe, 40 € par classe supplémentaire). Cette protection concerne nom et logo, et constitue une étape clé avant la commercialisation.

 

Étape n°4 : Choisir le statut juridique

 

Le statut juridique détermine la création, la gouvernance et la fiscalité du label. 

Certains labels indépendants ont fait le choix de créer une association (label associatif).

Mais, vous pouvez aussi opter pour une forme de société unipersonnelle ou pluripersonnelle :

  • La SASU ou la SAS : ces formes de société offrent une grande liberté dans la rédaction des statuts, l’organisation de l’activité, la gouvernance de l’entreprise. La SASU/SAS sont intéressantes si vous choisissez une rémunération annuelle sous forme de dividendes. Le Président de SAS/SASU est assimilé-salarié et relève du régime général de la sécurité sociale. Les charges sociales sont en contrepartie plus élevées que pour l’EURL/SARL.

  • L’EURL ou la SARL : ces formes de société sont à l’inverse beaucoup plus encadrées par le Code de commerce. Ceci confère aussi plus de sécurité. Elles sont intéressantes si vous souhaitez vous rémunérer en salaire mensuel. Le gérant a le statut de travailleur non salarié et relève de la SSI (Sécurité sociale des indépendants) ; les charges sociales sont donc moins importantes que pour la SAS. 

Le conseil d’un avocat et d’un expert-comptable vous est plus qu’utile afin de vous orienter vers les meilleures options.

 

Le saviez-vous ?
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90 %

des entrepreneurs qui ont créé seuls un label de musique, ont créé une SASU

Créer une SASU
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86 %

des entrepreneurs qui ont créé à plusieurs un label de musique, ont créé une SAS

Créer une SAS

*Datainfogreffe, organisme opendata des Tribunaux de Commerce. Etude portant sur un total de 306 659 sociétés immatriculées en 2023.

 

Étape n°5 : Réaliser les formalités de création

 

Une fois le statut choisi, il est nécessaire de :

  • Rédiger les statuts et définir le capital social
  • Ouvrir un compte bancaire professionnel pour séparer les finances
  • Déposer le capital et les statuts pour obtenir l’extrait Kbis

Chaque modification future du label doit être mentionnée dans les statuts pour éviter frais et litiges.

 

Étape n°6 : Développer une stratégie marketing

 

Le succès d’un label musical repose largement sur sa capacité à mettre en place une stratégie marketing efficace, capable à la fois d’attirer les artistes et de toucher le public. Cette stratégie ne se limite pas à la promotion des œuvres, elle englobe l’ensemble de l’image et de l’identité du label, ainsi que la façon dont il interagit avec ses partenaires et fans.

Pour construire une stratégie performante, il est important de se concentrer sur plusieurs axes :

  • Attirer et fidéliser des artistes : un label doit être perçu comme un partenaire fiable et capable de soutenir la carrière des musiciens. Cela passe par la qualité de l’accompagnement, la transparence contractuelle, et la capacité à offrir des opportunités de promotion et de diffusion.
  • Créer une identité forte et cohérente : le label doit développer une image de marque reconnaissable, incluant un logo, un univers visuel et sonore, ainsi qu’une ligne artistique claire. Cette identité permet de se différencier sur le marché et de créer un lien durable avec le public.
  • Définir une stratégie de communication digitale et médiatique : aujourd’hui, le marketing digital est incontournable. Il s’agit de promouvoir les artistes et le label sur les réseaux sociaux, les plateformes de streaming, les newsletters et les médias spécialisés, tout en mesurant les retombées pour ajuster les campagnes.
  • Organiser des concerts, événements et promotions : la visibilité physique reste essentielle. Participer à des festivals, organiser des showcases ou des sessions live permet de créer une proximité avec le public, de générer du bouche-à-oreille et de renforcer la crédibilité du label.

Étape n°7 : Préparer les contrats

 

Les contrats d’artiste sont au cœur de la relation entre le label et ses artistes. Ils définissent clairement les droits et obligations de chaque partie.

  • Droits moraux : les artistes restent toujours les auteurs reconnus de leurs œuvres. Leur droit moral, qui protège la paternité et l’intégrité de l’œuvre, ne peut être cédé.
  • Droits patrimoniaux : le contrat permet au label d’exploiter commercialement les œuvres. Cela inclut la production de disques, la diffusion sur les plateformes de streaming, l’organisation de concerts et la vente de licences.
  • Rémunération et royalties : en contrepartie de cette cession de droits patrimoniaux, l’artiste reçoit une rémunération précise, comprenant avances et royalties, négociée pour assurer équité et transparence.

  • Contrats avec d’autres acteurs : le label signe aussi des accords avec :
    • Agents artistiques, pour gérer et représenter les artistes ;
    • Éditeurs et partenaires de distribution, pour assurer la promotion et la commercialisation ;
    • Licences exclusives, pour encadrer l’exploitation commerciale des œuvres.

Une rédaction claire et complète de ces contrats est indispensable pour sécuriser le label, protéger les artistes et garantir une exploitation efficace des œuvres. Dans le secteur musical, ces contrats spécifiques permettent de prévenir les litiges et d’assurer des collaborations solides et sécurisées entre toutes les parties.

 

Étape n°8 : Consolider le financement de son label

 

Financer un label de musique nécessite de combiner plusieurs sources pour couvrir la production, la promotion et la distribution.

Voici les principales options :

  • Apports personnels : investir ses propres économies pour conserver le contrôle total du label.
  • Prêts bancaires ou microcrédits : emprunter pour financer l’achat de matériel, les enregistrements et les campagnes marketing.
  • Crowdfunding : lever des fonds auprès de fans via des plateformes comme Ulule, KissKissBankBank ou Patreon.
  • Subventions et aides publiques : obtenir des aides de la SACEM, de la DRAC, du Centre national de la musique (CNM) ou des collectivités locales.
  • Investisseurs privés ou partenaires : rechercher des mécènes, business angels ou sociétés de production intéressés par votre projet.
  • Préventes et merchandising : vendre des albums, goodies ou billets pour des concerts à l’avance pour générer des fonds.

On vous guide :
Combinez plusieurs sources pour sécuriser le financement et éviter de dépendre d’une seule option.

 

Création d’un label de musique : quel budget prévoir ?

 

Pour un label indépendant de petite taille, comptez entre 2 000 et 5 000 € pour couvrir les premières étapes. Pour un label plus structuré avec studio et promotion importante, le budget peut dépasser 10 000 à 15 000 €.

Poste de dépense Estimation Remarques
Statut juridique et formalités 200 à 1 500 € Rédaction des statuts, dépôt au Guichet unique, frais administratifs
Dépôt de marque et protection IP 190 € pour 1 classe, +40 € par classe supplémentaire Protection du nom et du logo auprès de l’INPI, recherche d’antériorité obligatoire
Ouverture d’un compte bancaire professionnel Gratuit à 200 € selon la banque Nécessaire pour gérer les fonds et recevoir les apports
Location ou acquisition de studio / matériel 1 000 à 10 000 € Dépend de la taille du studio et du matériel (micro, table de mixage, instruments…)
Marketing et promotion 500 à 5 000 € Communication digitale, graphisme, publicité, lancement d’album
Rémunération de l’équipe initiale Variable Ingénieur du son, directeur artistique, administrateur, etc.
Frais juridiques / comptables 500 à 2 000 € Assistance pour la création, contrats d’artiste, fiscalité, business plan

 

En outre, chacune des étapes nécessaires pour créer une société devra être respectée pour lancer votre label de musique. Un avocat en droit de la musique pourra vous accompagner dans le choix de la forme juridique, le dépôt de votre marque, la rédaction de statuts ainsi que la rédaction des contrats de partenariat avec les artistes et autres acteurs du milieu artistique.

 

FAQ


  • Tout le monde peut créer un label et enregistrer une marque (une personne physique, une société, une association).

  • La création d'un label coûte entre 30 000 euros et 500 000 euros. Le matériel et le studio sont les dépenses les plus importantes à provisionner.

  • Il est préférable de se tourner vers une société commerciale comme :

    • une SAS ou une SARL si vous êtes plusieurs ;
    • une SASU ou une EURL si vous êtes seul.
Historique des modifications :
  • Mise à jour du 15 janvier 2026 : vérification des informations juridiques et comptables.
  • Mise à jour du 17 juin 2025 : vérification des informations juridiques et comptables.
Philippe Wagner
Écrit par Philippe Wagner
Philippe Wagner est diplômé d'HEC Paris. Il a travaillé comme consultant et banquier d'affaires avant d'être bras droit de Gilles Babinet - entrepreneur aguerri - qui lui a fait découvrir le monde des start-up. Fin 2012, il se lance avec son frère, Maxime, avec la volonté d’accompagner les TPE/PME dans leur développement.
Relu par Pierre-Florian Dumez. Diplômé en droit
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