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Comment devenir traducteur en freelance ?

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Amélie Gautier
Écrit par Amélie Gautier
Diplômée d'un Master II en droit des affaires de l'Université de Versailles Saint-Quentin-en Yvelines, Amélie est responsable du contenu juridique de Captain Contrat depuis 2017.
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Vous maîtrisez à la perfection une ou plusieurs langues étrangères et êtes très attaché à votre indépendance professionnelle ? Alors le métier de traducteur en freelance est fait pour vous ! Mais avant de vous lancer, assurez-vous que vous avez les compétences et les qualités requises pour exercer une telle profession. Prenez également le temps de vous spécialiser si nécessaire et d'identifier votre clientèle. En devenant consultant indépendant, il vous faudra ensuite choisir une structure juridique adaptée à votre activité (voir l'article Quel statut pour travailler en freelance ?) et enfin accomplir les ultimes démarches administratives. Après cela, vous serez enfin prêt à démarrer votre activité ! Cet article fait le point sur les étapes à suivre pour mener à bien votre projet :

 

 

Etape 1 : Assurez-vous de posséder les compétences et les qualités requises 

 

Vous le savez sans doute déjà mais aucun diplôme n’est exigé pour exercer le métier de traducteur en freelance. En effet, cette profession libérale n’est pas réglementée, et comme en devenant par exemple formateur indépendant, vous pourrez choisir entre un statut d'auto entrepreneur, travailleur indépendant, ou encore travailleur indépendant en SASU. En revanche, nombreux sont les clients à demander une qualification professionnelle. C’est donc le moment de mettre en avant votre cursus étudiant ou vos longs séjours à l’étranger !

Par ailleurs, il vous faut également vous assurer que vous possédez les qualités nécessaires pour devenir traducteur en freelance.

Votre métier consiste à traduire des textes d’une langue source vers une langue cible. Faux amis, jeux de mots, expressions... Il vous faut disposer d’excellentes connaissances linguistiques pour réaliser des traductions de qualité.

De même, votre maîtrise de l’orthographe, de la grammaire et de la syntaxe doit être irréprochable pour satisfaire votre clientèle. Celle-ci peut également exiger que vous utilisiez certains logiciels de traduction : vous devrez donc être formé sur l'utilisation des outils informatiques.

Enfin, devenir traducteur freelance suppose une certaine indépendance et une discipline de fer. Personne ne se tiendra à vos côtés pour vous conseiller et vous orienter ; vous ne pourrez compter que sur vous-même ! C'est l'occasion de devenir entrepreneur !

 

Etape 2 : Déterminez votre domaine d'activité 

 

Il vous faut ensuite choisir votre domaine d’activité, autrement dit vous spécialiser. Pourquoi ? Tout simplement parce que plus vos connaissances seront pointues dans un domaine, plus vous pourrez vendre chères vos prestations de traduction.

D'ailleurs, nous ne le savez peut-être pas, mais les possibilités en la matière sont infinies : traduction de sites Internet, de vidéos, de romans, doublage de films, etc.

Globalement, trois grands domaines d’activité s’offrent à vous :

  • La traduction littéraire : Comme son nom l’indique, elle consiste à traduire des œuvres littéraires. Tout l’enjeu est de ne pas se cantonner à la traduction littérale, mais de faire ressortir l’esprit de l’auteur et son style d’écriture ;
  • La traduction technique : C’est l’une de celles qui offrent le plus d’opportunités de trouver des clients. Vous devrez traduire des textes dans les domaines informatique, médical, juridique, commercial, etc. Le tout, c’est d’être pointu dans votre secteur !
  • La traduction assermentée : Le titre de cette profession est protégé par la loi mais vous n’avez pas besoin de suivre un cursus spécifique. Il suffit de déposer un dossier de demande d’assermentation auprès du Tribunal de grande instance. Vous pourrez ensuite devenir traducteur auprès d’instances juridiques et administratives (douanes, police, etc) ou du grand public (traduction de pièces d’identité, de statuts de sociétés étrangères, etc). 
  •  

Etape 3 : Identifiez votre clientèle 

 

Comme pour toute activité, la détermination de votre cœur de cible est une étape indispensable à la réussite de votre projet. Votre clientèle peut se composer de :

  • Particuliers : Ce sont les plus nombreux mais ils sont le plus souvent en quête du rapport qualité/prix le plus bas. La concurrence est rude, donc mettre en avant votre spécialisation vous aidera à faire la différence. Vous pourrez trouver vos clients sur des plateformes spécialisées en traduction ou en mise en relation clients-freelances ;
  • Professionnels : Il peut s’agir d’entreprises françaises et/ou étrangères. L’avantage est que les professionnels disposent de moyens plus étendus que les particuliers. Ceci étant, ils ont tendance à se montrer très exigeants, notamment sur la qualité de la relation commerciale. N’hésitez pas à les démarcher pour proposer vos services !

Etape 4 : Choisissez la structure juridique idéale pour exercer en freelance le métier de traducteur

 

Dernière étape et non des moindres, le choix de votre structure juridique : le statut juridique comme faire son site internet est une étape importante. L’activité de traducteur freelance n’étant pas réglementée, vous ne pourrez pas créer une société libérale pour l’exercer. 

Trois options s’offrent à vous : la micro-entreprise, l’entreprise individuelle et les sociétés commerciales. Voici un récapitulatif de leurs avantages et inconvénients pour vous aider. 

 

La micro-entreprise

 

  • Les avantages

Le formalisme de création d'une micro-entreprise est simple, contrairement à celui des sociétés commerciales.

Vous paierez des cotisations sociales en fonction du chiffre d’affaires que vous déclarerez chaque mois ou chaque trimestre.

Vos obligations comptables et déclaratives seront allégées. En effet, vous serez dispensé d’établir des comptes annuels. Il vous suffira de tenir un livre des recettes et éventuellement un registre des achats. 

S'agissant du régime fiscal, vous serez soumis à l’impôt sur le revenu, que vous pourrez payer en même temps que les cotisations sociales (si vous optez pour le prélèvement forfaitaire libératoire) ou par prélèvement à la source.

  • Les inconvénients

Le principal inconvénient du statut de micro-entrepreneur est qu'il n'est accessible que si votre chiffre d’affaires annuel ne dépasse pas 72 500 €. Autrement dit, si votre activité se développe rapidement, vous devrez opter pour un autre régime.

De plus, votre responsabilité est illimitée. En clair, si vous avez des dettes, vos créanciers professionnels pourront se payer sur vos biens personnels.

  • Les démarches

Rien de plus facile que la création d'une micro-entreprise ! Il vous suffit de déclarer le début de votre activité grâce au formulaire P0, disponible en ligne sur le site de l’Urssaf, et d'y joindre une copie de votre pièce d’identité. Les formalités d'immatriculation sont gratuites.

Pour aller plus loin : Devenir micro-entrepreneur.

 

L’entreprise individuelle

 

Vous aurez le choix entre deux types de structures : l’Entreprise Individuelle (EI) ou l’Entreprise Individuelle à Responsabilité Limitée (EIRL).

  • Les avantages

Si vous optez pour l’EIRL, vous pourrez séparer vos biens personnels de vos biens personnels. Vous aurez le choix entre une imposition sur le revenu ou sur les sociétés. Vous pourrez également déduire vos charges d’exploitation, ce que ne vous permet pas la micro-entreprise. Les avantages de l'entreprise individuelle sont donc importants.

  • Les inconvénients

Comme pour la micro-entreprise, vous relèverez du statut des travailleurs non-salariés. Même si le régime général de la sécurité sociale et le régime des indépendants tendent à se rapprocher, vous disposerez d’une couverture sociale moins étendue. Par exemple, vous n’avez pas le droit à l’assurance-chômage.

  • Les démarches

Les formalités à accomplir sont sensiblement les mêmes que pour la micro-entreprise, sauf que vous devrez payer l’immatriculation de votre entreprise. Il vous faudra remplir un formulaire P0 et joindre la copie d’une pièce d’identité, ainsi qu’une attestation de domiciliation.

Pour aller plus loin, voir toutes les différences entre EI et EIRL.

 

La société commerciale

 

Vous pouvez enfin opter pour la création d'une société commerciale pour exercer votre activité de traducteur freelance. Celle-ci vous permettra de développer votre activité sans contraintes (voir l'article Développer son activité commerciale ou Développer son affaire personnelle).

Comme vous désirez vous lancer seul dans ce projet, vous aurez le choix entre deux sociétés unipersonnelles (à associé unique) : l’EURL ou la SASU.

  • Les avantages et inconvénients de l’EURL

 La loi n’exige aucun capital social minimum pour créer votre EURL. Cela signifie que vous pouvez démarrer votre activité en apportant peu de fonds (même 1 euro !). Vous pourrez choisir entre imposition sur le revenu et impôt sur les sociétés. En outre, vous ne serez pas soumis à un plafond de chiffre d’affaires. 

En revanche, vous serez un travailleur non-salarié, soumis au régime social des indépendants. 

Pour aller plus loin : les différences entre EURL ou auto-entrepreneur.

  • Les avantages et inconvénients de la SASU

Ils sont quasiment les mêmes que pour l’EURL, à la différence que vous serez assimilé salarié. Par défaut, vous serez soumis à l’impôt sur les sociétés, sauf si vous optez pour l’impôt sur le revenu.

  • Les démarches

Le formalisme de création d'une EURL ou d'une SASU est assez lourd.

Vous devrez en effet rédiger ce que l’on appelle des statuts, document destiné à régir le fonctionnement de votre société. Vous devrez remplir un formulaire de création d’entreprise M0, publier une annonce légale dans un journal habilité, déposer un dossier auprès du greffe… Rassurez-vous, vous pouvez confier ces tâches à un expert !

Enfin, sachez que les formalités à accompli pour créer l’une ou l’autre de ces sociétés reviendront, à quelques dizaines d’euros près, au même coût. 

 

 
✍️ En résumé
  • Avant de se lancer dans une activité de traducteur en freelance, et bien qu’aucun diplôme ne soit exigé, il est important de vous assurer d’avoir l’expérience et les qualités nécessaires.
  • Il vous faudra ensuite vous spécialiser, notamment entre les trois grands domaines suivants : la traduction littéraire, la traduction technique et la traduction assermentée.
  • Votre clientèle devra être identifiée et pourra se composer de particuliers comme de professionnels.
  • Enfin, le choix de votre structure juridique est fondamental : micro-entreprise, entreprise individuelle ou société commerciale.

 

Vous savez tout, il ne vous reste plus qu'à créer votre entreprise !

 

Vous souhaitez à présent vous lancer et devenir traducteur en freelance ? Bénéficiez de nos conseils pour la création d'entreprise pour mener à bien toutes ces étapes et choisir la bonne structure juridique.

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