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    Entreprise en difficulté : avez-vous pensé à la vendre ?

    Gestion d'entreprise
    Captain Contrat
    LE
    4min

    Votre entreprise va mal ? Vous êtes au bord de l'état de cessation des paiements et proche de l'ouverture d'une procédure collective ? Vous ne savez pas comment vous sortir de cette situation, toutefois, avez-vous déjà envisagez la possibilité de vendre votre entreprise ?

    Au sommaire : 

    1. La vente d’une entreprise en difficulté
    2. La préparation de la vente
    3. Le choix de votre repreneur

    1- La vente d’une entreprise en difficulté

    De nombreuses raisons peuvent justifier de vendre sa société en difficulté : la cessation des paiements, une diminution de la demande, un manque d’anticipation des changements du marché,..

    Une entreprise est considérée être en difficulté si : elle est en situation de cessation des paiements; elle n’a plus de valeur ajoutée et son excédent brut d’exploitation est négatif; ou encore suite à un jugement d’ouverture d’une procédure collective de redressement ou de liquidation judiciaire

    La nature de ces difficultés peut être diverse mais le point central est l’incapacité de la société à pouvoir faire face à ses créances exigibles avec l’actif dont elle dispose. Si malgré tous vos efforts pour remonter la pente, les résultats de votre société ne permettent pas d’envisager le remboursement des dettes, il faudra alors envisager de vous tourner vers une solution externe de reprise.

    Dans certains cas, la vente d’une entreprise en difficultés peut s’avérer moins coûteuse qu’une fermeture ou dépôt de bilan à condition d’anticiper la cession et de respecter quelques règles. Il s’agit alors d’ouvrir la possibilité à des tiers d’acquérir tout ou partie de l’actif de votre entreprise en difficulté.

    L’objectif de cette opération de cession d’entreprise n’est pas de faire du bénéfice pour le vendeur mais bien d’apurer le passif de son entreprise afin de lui donner une chance de poursuivre son activité et de maintenir de l’emploi.

    A noter : par principe, une entreprise en redressement judiciaire est toujours considérée être à vendre. Dès l’ouverture de la procédure, et en parallèle de l’éventuelle mise en place d’un plan de continuation de l’entreprise, l’administrateur judiciaire recherchera un éventuel acquéreur. Il est alors possible qu’une offre soit faite par un tiers intéressé par la reprise de l’entreprise. Le tribunal de commerce mettra les offres en concurrence et privilégiera la plus intéressante.

    2- La préparation de la cession

    Une fois votre décision prise de céder votre entreprise, il est important pour le cédant d’anticiper cette cession et de stabiliser la situation financière de l’entreprise. En clair, il faut consacrer du temps et donc de la trésorerie à cette vente.

    La stabilisation de la situation 

    Céder son entreprise en difficulté suppose un travail de préparation afin d’optimiser les chances de succès de l’opération aussi bien pour le vendeur que pour le repreneur. L’objectif sera d’obtenir le meilleur prix lors de la cession de votre société.

    Pour cela, le cédant doit stabiliser la dégradation de la situation financière de son entreprise et préserver la valeur de son fonds de commerce tout en opérant une réduction de coût notamment des services sans valeur ajoutée.

    Ainsi, il est recommandé de faire le tri dans les charges de votre entreprise et de déterminer celles dont vous pouvez vous alléger. Par exemple, s’il vous est possible de travailler depuis votre domicile, vous pourrez faire disparaitre les charges liées à un local commercial. Il en est de même pour toutes les charges relatives aux véhicules de fonction ou autre abonnement non indispensable à la poursuite de l’activité.

    Par ailleurs, il est essentiel de cesser de contracter de nouvelles dettes mais de plutôt se concentrer sur la recherche de financements spécifiques. Parallèlement, pensez à rassurer vos partenaires et titulaires de créances en cours.

    La fiabilité des informations communiquées 

    Il est essentiel de communiquer des informations fiables et réalistes sur la situation de l’entreprise. Afin d’attirer un éventuel acquéreur et d’inciter sa décision, les informations relatives aux données financières et matérielles que vous fournissez doivent faire l’objet d’un diagnostic objectif. Ces données financières et matérielles exactes, même en mauvais état, orientent le potentiel acquéreur vers l’élaboration d’un plan de restructuration adapté à la situation de la société.

    Ainsi, le potentiel acquéreur qui dispose de données fiables peut accélérer son processus de décision et proposer un projet de reprise sérieux qui vous permettra de conclure la cession au plus vite.

    L’établissement d’un business plan réaliste 

    Enfin, pensez à préparer un business plan réaliste sur vos prévisions. Ce business plan offre à l’acquéreur, une transparence sur la situation de votre entreprise au moment de sa mise en vente.

    Vous pouvez y préciser les raisons des difficultés de l’entreprise (impayés récurrents, déficit dans la gestion courante, etc) afin que l’acquéreur puisse évaluer les mesures à mettre en place pour redresser la situation.

    Le business plan peut également estimer les besoins en financement et proposer des actions à effectuer. Ainsi, l’acheteur sera plus en mesure d’évaluer les économies à réaliser et de dresser un calendrier de restructuration.

    A noter : n’hésitez pas à faire appel aux conseils d’un professionnel concernant certains points spécifiques du business plan.

    entreprise a vendre

    3- Le choix du repreneur

    Gardez à l’esprit que ce n’est pas parce que votre entreprise est en difficulté que vous devez accepter n’importe quelle offre !

    Vous avez investit beaucoup de temps et d’argent afin de faire fructifier votre activité, vous pouvez donc avoir certaines exigences et décider d’accepter une offre moins intéressante que les autres financièrement mais dont le repreneur prévoit de conserver les emplois et le savoir-faire de votre entreprise.

    Ainsi, prenez le temps d’évaluer la qualité de l’éventuel repreneur et d’étudier son projet afin de vous assurer de :

    • sa capacité à redresser la situation de la société ;
    • votre ressenti sur son projet car les actions envisagées pour l’amélioration de la situation de l’entreprise peuvent entrainer un déménagement, un changement de stratégie ou encore des licenciements ;
    • qu’il dispose d’un apport personnel suffisant pour acquérir l’entreprise en difficulté et y injecter les fonds nécessaires pour rétablir la trésorerie et pallier aux retards de paiements.

    Enfin, sachez que pour augmenter les chances de réussite de ce projet, il sera pertinent d’accompagner le repreneur de votre entreprise pendant une période transitoire.

    Vous êtes désormais informés de la possibilité de céder votre entreprise en difficulté et de comment anticiper au mieux cette opération. Si votre entreprise est en difficulté, n'attendez pas pour vos faire accompagner par un professionnel. 

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      Nicolas Raymondeau
      A propos de Nicolas Raymondeau

      Diplômé d'un Master de Droit social, Nicolas a notamment forgé son expérience professionnelle au sein de deux cabinets d'avocats

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