Devenir son propre patron : les étapes

Je crée mon entreprise
Je crée mon entreprise
Maxime Wagner
Écrit par Maxime Wagner
Cofondateur de Captain Contrat, Maxime a débuté en analyse de risque financier et a évolué sur des enjeux d'innovation dans la distribution. Il est diplômé de Centrale Lille et l'ESSEC.
Vous avez encore des questions ? 🤔
Image des coach CaptainContrat
Posez-les gratuitement à l’un de nos coachs entrepreneuriaux.
Parler à un coach

Envie de créer votre entreprise et devenir votre propre patron ? Chaque année, les salariés et les étudiants deviennent de plus en plus nombreux à vouloir créer leur entreprise. De jeunes entrepreneurs ont déjà réussi à mettre en œuvre leurs idées et à se lancer dans leur propre business. Mais comment faire pour réussir ? Voici quelques étapes importantes qui peuvent vous aider à réaliser vos rêves.

 

Être son propre patron : quels sont les avantages et les inconvénients ?

 

Travailler en étant son propre patron permet d’avoir une certaine autonomie dans son activité professionnelle, aucune hiérarchie ne s’impose à vous. Cependant, il faut reconnaître que le statut d’entrepreneur implique également de faire face à différents risques.

Liberté dans la gestion et l’organisation de son entreprise  

Être son propre patron, c’est diriger son activité, gérer son entreprise selon ses décisions. L’image de l’entreprise dépend entièrement de sa décision. Un entrepreneur est par définition indépendant, et bénéficie d’une certaine liberté dans l’organisation de son activité, dans le choix de ses partenaires. Il est libre dans l’organisation de son temps de travail. Vous aurez la possibilité de gérer votre horaire de travail, de gérer votre volume de travail et de travailler depuis chez vous.

Vivre sa passion

L’aventure entrepreneuriale vous permet d’exercer l’activité qui vous plaît et à votre rythme. Il n’y a de mieux que d’exercer une activité qui passionne et qui correspond à vos valeurs. Choisir son domaine de spécialisation permet de valoriser ses compétences et ceci contribue largement à l’épanouissement professionnel. De plus, l’entrepreneur crée lui-même son environnement de travail, qui contribuera davantage à sa motivation et à sa réussite professionnelle.

Relever les défis personnels et professionnels

Établir la propre vision de son entreprise implique de fixer des objectifs. L’entrepreneur se doit d’établir des stratégies pour atteindre ses objectifs. L’atteinte de ces objectifs que l’entrepreneur se donne permet à l’entreprise d’affronter les challenges du monde professionnel et contribue à la satisfaction aussi bien de l’entrepreneur que de ses clients.

Savoir gérer vie personnelle et professionnelle

La pérennité de l’entreprise dépend surtout de l’effort, de la motivation et de la persévérance de l’entrepreneur. Des charges de travail considérables peuvent se peser à lui qu’il importe de longues heures pour son entreprise. Le temps de travail de l’entrepreneur peut largement dépasser les 35 heures du salarié, plus il consacre beaucoup de temps, plus il pourra espérer le succès de son entreprise.

Se spécialiser dans un domaine précis

De nombreuses options sont possibles pour devenir son propre patron. Vous pouvez réaliser vos rêves en vous lançant dans les professions libérales si vous avez des compétences spécifiques.

Les professions libérales regroupent un grand nombre de métiers diversifiés dans plusieurs domaines permettant d’assurer des prestations techniques, intellectuelles, juridiques et autres pour les clientèles, tels que les métiers d’avocat, notaire, architecte, expert-comptable, géomètres experts… Certaines professions libérales sont soumises à des réglementations strictes, d’autres sont non réglementées. 

Les métiers de freelance sont également variés tels que les graphistes, le traducteur, les interprètes ou encore les journalistes à la pige.

Mais il faut surtout prévoir qu’être son propre patron implique une plus grande responsabilité et une plus grande autonomie. Comme toute chose, devenir patron de soi-même présente aussi ses inconvénients.

Responsabilité lourde sur l’entrepreneur

Malgré la liberté dans la prise de décision, il faut bien faire attention à prendre les bonnes décisions pour votre entreprise, car cela aura directement un impact sur votre activité et peut engager votre responsabilité.  L’étendue de cette responsabilité dépend de la forme juridique que vous avez choisie. Prendre une bonne décision implique une certaine réflexion sur ces éventuelles conséquences sur le fonctionnement de l’entreprise, d’autant plus que vous êtes le seul décisionnaire de votre activité.

Risque d’échec du projet

Comme toute activité, l’argent n’est pas forcément au rendez-vous bien que vous avez consacré beaucoup de temps. Parfois, il peut vous arriver de subir les charges de votre exploitation sans avoir généré des bénéfices suffisants.  

 

Comment lancer son propre business ?

 

Savoir par où commencer pour se lancer dans la création de son entreprise peut parfois être difficile. Ces quelques étapes résument les démarches à adopter pour créer sa propre entreprise.

Trouver son idée d’entreprise

Il faut commencer par bien définir quelle entreprise envisagez-vous de créer. Identifier les problèmes auxquels vous voulez apporter des solutions par la création de votre entreprise.  Cette idée peut naître d’un besoin sur le marché, d’un savoir-faire ou d’une compétence dans un domaine quelconque.

Étudier le marché 

Cette deuxième étape nécessite d’évaluer les chances de réussite du projet sur le marché. Cela consiste à définir le marché sur lequel va évoluer l’entreprise. Vous devez avoir une bonne connaissance de vos concurrents, analyser l’offre et la demande sur le marché, identifier les clients cibles. Ensuite, il convient de déterminer la stratégie à adopter sur le marché afin de faire face à la concurrence et aux attentes des consommateurs. 

Établir son business plan

Le business plan est un document qui présente le projet de création d’entreprise.  C’est un guide de l’entrepreneur, mais il a également vocation à convaincre les investisseurs et les futurs associés sur la pertinence du projet à réaliser et à obtenir des financements notamment en cas d’insuffisance de fonds propres pour démarrer son entreprise. Il doit, de ce fait, être bien rédigé et contenir certaines mentions obligatoires dont la présentation de l’équipe porteuse du projet, la définition de l’objectif, la présentation de l’activité, les stratégies pour développer l’activité, les atouts pour réussir. Ce document inclut également l’aspect financier du projet de création d’entreprise, les investissements de départ, les frais à couvrir.

 

Quelle forme juridique choisir pour créer sa propre entreprise

 

Le choix d’un statut légal permet d’encadrer et d’exercer l’activité de façon licite. Il est nécessaire de bien choisir la forme adaptée à l’activité afin d’alléger les charges notamment sur le plan fiscal et réaliser des bénéfices. La loi offre une option entre création d’une entreprise individuelle ou d’une société unipersonnelle.

Créer une entreprise individuelle pour devenir son propre patron

Le statut de l’entreprise individuelle permet d’exercer l’activité en son nom et pour son compte. Ce statut permet d’opter pour la micro-entreprise ou l’EIRL pour limiter la responsabilité de l’entrepreneur individuel. Ce dernier n’est pas assujetti à la tenue de la comptabilité.

 

✍️ Bon à savoir

 

Notons que dans le cadre de l’entreprise individuelle, depuis le 14 mai 2022, il n’est plus possible d’adopter le statut de l’EIRL. La loi a mis en place un statut unique pour l’entrepreneur individuel. Ce dispositif vise à protéger le patrimoine personnel de l’entrepreneur individuel. Désormais, en cas de dettes, les créanciers ne peuvent plus saisir ses biens personnels sauf s’il décide autrement.

 

L’auto entreprise : un moyen pour devenir son propre patron

Il est possible de devenir son propre patron en créant une auto-entreprise. Le statut auto entrepreneur s’adapte à toutes catégories de personnes : que vous soyez salarié, étudiant, demandeur d’emploi, retraité, vous pouvez toujours démarrer votre activité en micro entreprise… Avec ce statut, vous pouvez lancer trois types d’activités : libérales, commerciales ou artisanales. Il faut savoir qu’un certain seuil de chiffre d’affaires annuel doit être respecté.

  • Pour les activités de la vente de marchandises, de la fourniture de logement ou de la restauration : le chiffre d’affaires annuel est limité à 176 200 Euros
  • Pour les prestataires de services relevant des Bénéfices Non-Commerciaux (BNC) ou des Bénéfices Industriel Commerciaux (BIC) : le seuil est de 72 600 Euros.

 

Constituer une société unipersonnelle pour lancer sa propre entreprise

Une société unipersonnelle permet d’entreprendre seule en société et d’accueillir par la suite de nouveaux membres en cours de vie sociale.

Ce tableau résume les principales différences entre les différentes formes juridiques de l’entreprise pour devenir son propre patron.

 

Forme juridique

Entreprise individuelle (EI)

EURL

SASU

Nombre d’associés

1

Ne peut pas accueillir ultérieurement d’autres associés

1

Avec possibilité de transformer en SARL (peut accueillir d’autres associés

1

 Avec possibilité de transformer en SAS (peut accueillir d’autres associés)

Avantages

-Formalités de création simples 

 

-coût de création réduit

 

-Simplicité de fonctionnement,

pas besoin de créer un compte bancaire pour l’entreprise

-Permet la distinction entre patrimoine de l’entreprise et patrimoine personnel,

 

-Peuvent bénéficier du régime de micro entreprise

 

-Les fonds en compte courant de l’associé unique à la disposition de la société peut donner lieu à une rémunération par un intérêt fixe.

-Souplesse dans la rédaction des statuts, possibilité de modification ultérieure.

 

-La perception des dividendes ne sont soumis qu’au prélèvement sociaux,  

 

-Distinction du patrimoine permettant la protection de l’associé unique

 

-Aucune cotisation sociale à prélever sur le dividende

Inconvénients

Ne permet pas de limiter la responsabilité de l’entrepreneur

Fonctionnement plus lourde que celui des entreprises individuelles

Formalités de création plus ou moins lourde

Capital social minimum

Ne nécessite pas de capital social

Déterminer librement dans les statuts  

Pas de minimum ni de maximum requis pour constituer le capital social

Responsabilité

Totale et indéfinie (sauf résidence principale)

Limiter aux montants des apports

Limiter aux montants des apports

Direction

Entrepreneur individuel

Gérant personne physique (associé ou tiers à la société)

Président personne morale ou personne physique

Régime social du dirigeant

Travailleur indépendant

-Gérant associé unique : travailleur indépendant

 

Gérant non associé : salarié 

Assimilé salarié,

Régime général de la sécurité sociale

Formalités

-Pas de statuts à rédiger,

 

-Diplôme ou Autorisation spécifique pour l’exercice légale de l’activité

 

-Pièce d’identité de l’entrepreneur,

 

-Une déclaration sur l’honneur faite par l’entrepreneur

 

-S’il est marié, attestation mentionnant l’information du conjoint et le statut du conjoint au sein de l’entreprise

 

-Dépôt du dossier au RCS si l’activité est commerciale, à l’URSSAF pour une activité libérale, au registre des métiers si l’activité est artisanale.

 

 

 

-Rédiger les statuts de la société

 

–Publier un avis de création dans un journal d’annonces légales

 

-Immatriculer la société au Registre de Commerce et des Sociétés

 

-Copie datée et signée des statuts

 

-Pièce d’identité de l’associé unique

 

-exemplaire de l’avis de parution dans un journal d’annonces légales

 

-exemplaire rempli et signé du formulaire MO

 

-Attestation de dépôt de fonds

 

-Copie mentionnant les informations relatives au dirigeant

 

-Preuve de règlement des frais de greffe

 

-attribution d’un numéro SIREN et d’un numéro SIRET

Charges fiscales

Impôt sur le revenu

 

-Si associé unique personne physique : impôt sur le revenu

-Si associé unique personne morale : impôt sur les sociétés

 

 

Impôt sur les sociétés

Mais possibilité d’opter pour l’ l’impôt sur le revenu au moment de la création pendant une durée maximale de 5ans

 

Accomplir les formalités administratives de création de société

 Il vous faut procéder à l’immatriculation au centre de formalité des entreprises, enregistrer l’entreprise au registre de commerce et de la société ou au registre des métiers selon la forme juridique de votre entreprise.

 

Se lancer dans l’entrepreneuriat sans argent

 

Il est possible d’entreprendre même sans argent. Les solutions consistent toutefois à chercher un financement extérieur.  De nombreuses aides sont actuellement offertes pour permettre aux créateurs d’entreprise de lancer leur projet en plus des emprunts bancaires.  Ces quelques options de financements sont également possibles :

  • Le micro crédit qui permet d’obtenir un prêt jusqu’à 10 000 euros, 
  • Le prêt d’honneur, à taux d’intérêt zéro, décerné sans garantie pour un montant de 1800 à 90000 euros, accordés par le réseau d’accompagnement initiative France ou France volontaires.
  • Le prêt NACRE (Nouvel Accompagnement pour la Création et la Reprise d’Entreprise) devenu prêt d’honneur solidaire en 2020, octroyant jusqu’à 8000 euros.
  • Vous pouvez également demander à vos amis et proches de financer votre projet par le love money.
  • Le financement participatif ou le crowdfunding constitue aussi un moyen d’obtenir des financements auprès des tiers. Certaines plateformes sont spécialisées dans ses domaines. 

 

Peut-on cumuler son activité de patron avec celle d’un salarié ou d’un gérant d’une société ?

 

Il est possible de cumuler le statut d’entrepreneur avec celui de salarié sous certaines conditions :

  • Les deux activités doivent être différentes,
  • L’activité ne doit pas entrer en concurrence avec l’activité de l’employeur, en vertu de l’obligation de loyauté du salarié. Cette obligation de loyauté implique que vous devez le tenir au courant de la création de votre entreprise. Il faut aussi respecter les heures salariées.
  • Le cumul d’activités n’est pas prohibé dans le contrat de travail par l’existence d’une clause d’exclusivité qui interdit d’avoir d’autres activités en dehors de l’entreprise.

 

Si vous créez une auto-entreprise, le cumul entre gérance d’une société et activité de patron, est possible sous certaines conditions

Gérant de la SARL

Si le gérant de la SARL est majoritaire c’est-à-dire qui détient plus de 50% du capital de la société, il relève du régime des indépendants, il ne peut pas cumuler son statut celui d'auto-entrepreneur. Le gérant minoritaire, quant à lui, sera assimilé au statut de salarié et donc le cumul est possible.

Autoentrepreneur et dirigeant de la SAS

 Le Président de la SAS est un dirigeant juridiquement assimilé à un salarié, il n’existe aucune restriction quant au cumul de son statut avec celui de l’autoentrepreneur. Il en va également pour le cas des dirigeants de la SASU.

Autoentrepreneur et dirigeant de la SA

Pour les dirigeants de la S.A : qu’il s'agisse du président du conseil d’administration ou du directeur général ou du président-directeur général, il n’existe aucune restriction.  

 
✍️ En résumé
  • Créer sa propre entreprise implique le respect de différentes démarches juridiques obligatoires.
  • Devenir son propre patron n’exige pas forcément d’avoir beaucoup d’argent.
  • Il est possible de cumuler son statut d’entrepreneur avec celui de salarié ou de dirigeant mais sous certaines conditions.

 

Besoin d’aide ?

Tatiana - photo rappel sales (blog)
Nos coachs entrepreneuriaux sont à votre écoute
Besoin de conseils sur votre projet ? De poser toutes vos questions de vive-voix ? Contactez-nous 🙂
Prendre un rendez-vous

Commentaires

Laisser un commentaire

Vous avez démarré un dossier de chez nous… Vous pouvez le reprendre dès maintenant !

Reprendre votre dossier