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    Tout savoir sur le statut de micro-entrepreneur photographe

    Création d'entreprise
    Captain Contrat
    LE
    4min

    Depuis sa création, le statut de micro-entrepreneur attire de nombreuses professions indépendantes. La facilité de création et les obligations comptables et fiscales extrêmement simplifiées sont autant d’atouts pour ce type d’entreprise individuelle. Toutefois, un photographe a-t-il intérêt à opter pour ce statut ? Les particularités de ce statut sont-elles adaptées à tous les métiers de photographe ? Décryptage dans cet article.

    Au sommaire :

    1. Profession photographe : les différents métiers
    2. Les avantages et inconvénients du statut de micro-entrepreneur pour le photographe
    3. Les étapes à suivre pour lancer son activité de photographe micro-entrepreneur

    Actualité : les grands changements 2020 pour le micro-entrepreneur

    • Le prélèvement à la source : entrée en vigueur le 1er janvier 2019, cette réforme touche salariés et indépendants. Le micro-entrepreneur règle désormais l'impôt sur le revenu sous forme d'acomptes (mensuellement ou trimestriellement). Les acomptes sont calculés sur la base de la déclaration de revenus de 2018. Pour les nouveaux auto-entrepreneurs, 3 solutions s'offrent à eux : attendre septembre 2020 pour établir leur déclaration de revenus pour 2019, commencer à verser des acomptes calculés grâce au simulateur mis en place par l'administration fiscale ou bien opter pour le versement libératoire.
    • Le prélèvement libératoire : l'auto-entrepreneur pourra opter pour ce versement à condition que son revenu ne dépasse pas 27.519 € par part du quotient familial, soit 55.038 € pour un couple sans enfant.
    • Exonération de la Cotisation Foncière des Entreprises (CFE) : le micro-entrepreneur dont le chiffre d'affaires annuel HT ne dépasse pas les 5.000 € est exonéré de la CFE, ainsi que des taxes pour frais de chambre de commerce et d'industrie (CCI) et de chambre de métiers et d'artisanat (CMA).
    • La mise en place d'une indemnisation chômage : ce droit est ouvert à compter du 1er janvier 2019 aux travailleurs indépendants en cessation d'activité à deux conditions : l'entreprise a fait l'objet d'une procédure de redressement ou de liquidation judiciaire et justifie d'un bénéfice annuel d'environ 10.000€.
    • Transition vers le régime général (CPAM) : l'année 2019 marquera une transition progressive des micro-entrepreneurs, travailleurs indépendants, vers le régime général (CPAM) depuis la suppression du RSI.
    • La loi Pacte : Le Stage de Préparation à l'Installation (SPI) sera facultatif pour les artisans et son coût abaissé à 194€. L'obligation d'ouvrir un compte bancaire dédié à l'activité de la micro-entreprise est supprimée sous conditions. 
    • La loi de financement de la Sécurité sociale (LFSS) prévoit un alignement du congé maternité des indépendantes sur celui des salariées.
    • Les nouveautés de l'ACRE : Alors qu'elle était ouverte à tous depuis le 1er janvier 2019, l'ACRE est à nouveau soumise à des conditions depuis le 1er janvier 2020 : être demandeur d'emploi, bénéficier de minima sociaux, avoir moins de 25 ans, etc.
      Les nouveaux bénéficiaires de l’ACRE profiteront de cette aide pendant seulement 1 an (contre 3 ans auparavant).
      Le taux de l’exonération sera de 50 % (contre 75 % jusqu’en 2019). Pour ceux qui bénéficiaient de l’ACRE avant 2020, les taux d’exonération seront revus à la baisse : ils seront de 25 % la 2ème année (contre 50 % actuellement) et de 10 % pendant la 3ème année (contre 25 % actuellement).
    • Revalorisation des seuils de chiffre d'affaires : il est d'usage de revaloriser ces seuils tous les 3 ans. Le projet de loi de finances 2020 prévoit de rehausser ces seuils sur 2020, 2021 et 2022  à :
      - de 170 000 € à 176 200 € pour les activités d’achat-revente et de fourniture de logement (micro-BIC) ;
      - de 70 000 € à 72 500 € pour les autres prestations de services commerciales, les prestations de loueurs en meublé (micro-BIC) et les prestations de services libérales (micro-BNC)
    • Revalorisation de certains seuils applicables en matière de TVA :
      La revalorisation des seuils de chiffre d'affaires s'accompagne naturellement d'une revalorisation des seuils permettant de bénéficier de la franchise de TVA : 
      - seuils classiques de la franchise en base de TVA : 85 800 € pour négoce (achat-revente) et fourniture de logement (82 800 € en 2019) et 34 400 € pour prestations de services et loueurs en meublé (33 200 € en 2019).
      - seuils majorés de la franchise en base de TVA : 94 300 € pour négoce et fourniture de logement (91 000 € en 2019) et 36 500 € pour prestations de services et loueurs en meublé (35 200 € en 2019).
      Le régime simplifié d’imposition réel de TVA pourrait s’appliquer aux microentreprises dont les recettes ne dépassent pas 818 000 € pour les activités de négoce et fourniture de logement (789 000 € en 2019) et 247 000 € pour les prestations de services et locations en meublé (238 000 € en 2019).

    Profession photographe : les différents métiers

    Quel diplôme pour devenir photographe ?

    La profession de photographe est une activité non réglementée. Aucun diplôme n’est donc nécessaire pour se lancer. Il existe toutefois des formations professionnelles et universitaires permettant d’appréhender les bases de la profession ou de se spécialiser.

    La profession de photographe : des métiers aux statuts différents

    La profession de photographe regroupe différents métiers. Plusieurs catégories peuvent être distinguées et notamment :

    Les auteurs photographes

    Cette catégorie dépend de l’Association pour la Gestion de la Sécurité Sociale des Auteurs (AGESSA), car ces photographes sont considérés comme des artistes.

    Il s’agit de photographes créant des photographies « œuvres d’art », dont la vente se caractérise par une cession de droit d’usage, des tirages limités, numérotés et signés, et une rémunération en droits d’auteur.

    Pour cette activité, les photographes appartenant à cette catégorie ne peuvent donc pas bénéficier du statut de micro-entrepreneur.

    Les artisans photographes

    Les artisans photographes sont des professionnels relevant de l’Union de Recouvrement des cotisations de Sécurité Sociale et d'Allocations Familiales (URSSAF) et pratiquant la photographie dite « sociale » ou photographie d’illustration. Il peut s’agir de :

    • photographies prises lors d’évènements (réunions professionnelles, mariages, évènements familiaux, etc) ;
    • photographies d’identité ou portraits ;
    • photographies et ventes commerciales (publicité, mode, tourisme, édition, immobilier, posters et cartes postales, etc) ;
    • traitements de photographies (numériques et analogues).

    Les artisans photographes peuvent bénéficier du statut de micro-entrepreneur, et exercent ainsi une activité relevant de la prestation de services. Aucun droit d’auteur ne peut être perçu pour les photographies prises et vendues dans ce cadre.

    Il est également possible d’exercer une activité mixte regroupant la prestation de services et la vente de produits, en informant le Centre des Formalités des Entreprises (CFE) compétent.

    Quid des photographes de presse ?

    Les photographes de presse sont généralement salariés d’agence de presse et bénéficient donc du régime général de la sécurité sociale.

    Toutefois, le photographe de presse peut exercer également une activité indépendante d’artisan photographe sous le statut de micro-entrepreneur, en parallèle de l’activité salariale. Cette activité doit relever des prestations de services ou être mixte, mais ne doit pas concerner la presse.

    Enfin, les photographes-journalistes indépendants relèvent du statut de journaliste (avec une carte de presse) et ne peuvent donc entrer dans le cadre du statut de micro-entrepreneur.

    Les avantages et inconvénients du statut de micro-entrepreneur pour le photographe

    Les avantages

    Le régime de la micro-entreprise est un régime social et fiscal dit ultra-simplifié ouvert aux entreprises individuelles. Il présente en effet de nombreux avantages par rapport aux sociétés commerciales, comme :

    • Une facilité de création : il suffit d'effectuer une simple déclaration en ligne et de vous enregistrer au répertoire des métiers en tant que photographe artisan. Après cela, vous recevrez votre numéro SIREN et pourrez commencer à exercer votre activité, émettre des devis et factures, recevoir des paiements et déclarer votre chiffre d’affaires.
    • Des allègements comptables : vous êtes seulement contraint de tenir un livre des recettes et éventuellement un registre des achats. Pas besoin d'établir des comptes annuels !
    • Un régime fiscal simplifié : vous êtes imposé personnellement sur un bénéfice calculé forfaitairement en fonction du montant de votre chiffre d'affaires. Vous pouvez, sous condition, opter pour le versement fiscal libératoire d'impôt sur le revenu.
    • Un régime social allégé : Vous payez vos cotisations sociales avec un taux forfaitaire appliqué au montant de votre chiffre d’affaires déclaré.

    Si vous répondez à certains critères applicables depuis le 1er janvier 2020, vous pourrez bénéficier de l'Aide à la création ou la reprise d'une entreprise (ACRE). Il s'agit d'un dispositif de réduction dégressive de ses cotisations sociales. Par ailleurs, vous serez exonéré de la cotisation foncière des entreprises pour la première année.

    Enfin, vous pouvez tout à fait exercer un emploi salarié en parallèle de votre statut de micro-entrepreneur, ce qui vous permet de vous lancer en indépendant sans risque.

    photographe_micro_entrepreneur

    Les inconvénients

    La micro-entreprise est avantageuse pour les activités ayant peu de charges, et avec un investissement de départ quasi-nul. Malheureusement, l’activité de photographe nécessite souvent un lourd investissement de départ et des charges importantes.

    En effet, un boîtier et des objectifs de qualité, des accessoires indispensables (flashs, batteries de rechange, carte mémoire haute capacité, matériels de studio), et des logiciels de retouches, font rapidement grimper les prix. Il sera difficile de démarrer l’activité sans un investissement minimum de 5.000 euros. Si l’activité porte sur des impressions et/ou de la vente d’imprimés, un local et une imprimante professionnelle sont également nécessaires.

    Le micro-entrepreneur n’étant pas soumis à la TVA, le prix du matériel est le même que pour les particuliers, car le photographe ne pourra pas récupérer la TVA après l’achat. De plus, les charges n’étant pas déductibles, les frais kilométriques (déplacements pour les mariages par exemple), l’amortissement de matériel ou encore le loyer commercial ne peuvent venir alléger les frais engagés pour l’activité lors du paiement des cotisations sociales et des impôts sur le revenu.

    Enfin, concernant les impôts sur le revenu, un abattement de 34 % est effectué sur le chiffre d’affaires, quelles que soient les charges réellement engagées. Ce qui n’est donc pas à votre avantage si vos charges sont supérieures à 34 %.

    Dans quels cas choisir le statut de micro-entrepreneur en tant que photographe ?

    Le statut de micro-entrepreneur est donc avantageux pour :

    • Le photographe salarié, qui veut lancer son activité en parallèle ;
    • Le photographe ayant déjà un matériel professionnel à sa disposition, et qui n’envisage que des achats complémentaires peu coûteux ;
    • Le photographe qui ne souhaite pas utiliser un local ou qui bénéficie d’un local gratuit ;
    • Le photographe dont l’activité nécessitera peu ou pas de déplacements coûteux (péage, amortissement véhicule, etc) ;
    • Le photographe souhaitant tester un projet de photographie d’illustration.

    Les étapes à suivre pour lancer son activité de photographe micro-entrepreneur

    Au-delà de la création de la micro-entreprise, le photographe indépendant devra passer par quelques étapes indispensables pour lancer son entreprise.

    L'achat du matériel de photographe

    Poste de dépense important pour le photographe, une installation implique d’investir dans du matériel de qualité et offrant une certaine ambivalence.

    Si un seul boîtier peut être suffisant au départ, l’achat d’un second boîtier est fortement conseillé.

    Un photographe professionnel doit également prévoir des objectifs et flashs adaptés à différentes conditions de lumière et d’espace (intérieur/extérieur, été/hivers, espaces ouverts/restreints, etc.). Pour un déplacement, batterie et cartes mémoire de rechange sont également indispensables.

    À prévoir également, le stockage du matériel, à l’abri de la poussière et de la lumière pour éviter une usure prématurée.

    Pour un premier achat, il peut être intéressant de racheter le matériel d’un photographe déjà installé, et changeant ses boîtiers pour une autre marque ou du matériel plus récent. C’est la garantie d’un matériel d’occasion professionnel et bien entretenu.

    La création d’un book

    Le book ou portfolio est en quelque sorte le CV du photographe. Pour décrocher des clients, il vous faudra justifier d’un certain travail déjà accompli, grâce à la compilation de vos projets et photos.

    Afin de constituer ce portfolio, vous pouvez proposer des séances photo gratuites ou tarifs préférentiels, ou encore envisager des collaborations avec un échange de services. Un book disponible en ligne augmenter les chances de visibilité. Un site internet correctement référencé avec votre book, peut vous permettre d’être contacté directement par vos futurs clients.

    Enfin, pour la photographie, une présence active sur les réseaux sociaux de partage d’images semble incontournable.

    Accomplir les démarches juridiques 

    Une fois la création de la micro-entreprise effectuée, le photographe doit s'immatriculer au Répertoire des Métiers (RM) auprès du CFE de la Chambre des Métiers et de l’Artisanat (CMA), dans un délai d’1 mois après le début de l’activité. Avec le régime de la micro-entreprise, le photographe artisan est exonéré des frais d’immatriculation.

    La demande d'ACRE doit être effectuée dans les 30 jours suivant la création de la micro-entreprise.

    Vous avez également la possibilité de suivre un stage de préparation à l’installation (SPI). Cette formation de 5 jours vous permettra d'apprendre les bases de la gestion en entreprise, notamment la comptabilité, la fiscalité, le juridique, le social, etc. 

    Côté assurance, une assurance professionnelle n’est pas obligatoire pour le photographe, mais est toutefois recommandée. Il est par ailleurs important d’assurer son matériel et son local ou studio.

    Enfin, le photographe qui envisage de travailler avec des particuliers doit obligatoirement se munir de conditions générales de ventes. Ces dernières ne sont pas obligatoires pour les transactions avec les professionnels, mais sont toutefois fortement conseillées.

     

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      Priscilla Cavaillé
      A propos de Priscilla Cavaillé

      Diplômée d'un master en droit des affaires, spécialité propriété intellectuelle, Priscilla a développé son expérience au sein de cabinets d'avocats en droit des sociétés et en droit des marques.

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