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    CATÉGORIE CRÉER ENTREPRISE > FICHE CREATION-ENTREPRISE > Les étapes pour ouvrir un magasin d'optique

    Comment ouvrir un magasin d'optique ?

    Création d'entreprise
    Captain Contrat
    LE
    4min

    Entre 2020 et 2027, le marché de l’optique devrait connaître une croissance de 8.1 %. Vous souhaitez profiter de ces perspectives pour ouvrir un magasin d’optique ? Pour mener à bien votre projet entrepreneurial, vous devrez déjà vous demander si vous préférez vous lancer en indépendant ou rejoindre un réseau en franchise. Ensuite, il vous faudra choisir une forme juridique et un local pour exercer votre activité.

    Sommaire

    1. Quelles sont les formations pour ouvrir un magasin d’optique ?
    2. Faut-il ouvrir un magasin d’optique indépendant ou en franchise ?
    3. Quelle forme juridique choisir pour ouvrir un magasin d’optique ?
    4. Quelles sont les formalités à réaliser pour obtenir son Kbis de magasin d’optique ?
    5. Comment choisir son local commercial pour ouvrir un magasin d’optique ?
    6. Quelle est la réglementation applicable à l’ouverture d’un magasin d’optique ?

    Quelles sont les formations pour ouvrir un magasin d’optique ?

    Aucune formation spécifique n’est requise pour l’ouverture d’un magasin d’optique. Toutefois, pour pouvoir vendre des verres et des lentilles correcteurs, vous devez disposer d’une qualification professionnelle, car la profession d’opticien-lunetier est règlementée. Il vous faut donc être titulaire d’un diplôme : certificat d’étude d’optique, brevet de technicien supérieur opticien-lunetier ou encore diplôme d’ingénieur de l’École supérieure d’optique. Autre option : embaucher une personne formée tandis que vous exercez seulement des fonctions de direction au sein de votre magasin d’optique.

    Faut-il ouvrir un magasin d’optique indépendant ou en franchise ?

    Pour ouvrir votre magasin d’optique, vous avez le choix entre deux modèles économiques : l’indépendance ou la franchise. Chacun présente ses avantages et ses inconvénients.

    La notoriété

    La franchise repose sur la duplication d’un business model qui a su faire ses preuves. En rejoignant une franchise en optique, vous profiterez immédiatement de sa réputation. À l’inverse, en indépendant, il vous faudra sans doute de nombreuses années pour acquérir une image de marque auprès de la clientèle.

    La mise à disposition d’un concept

    En intégrant un réseau de franchise en optique, vous bénéficierez d’un accompagnement à chaque stade du projet. Celui-ci sera plus ou moins étendu selon le contrat que vous signerez (contrat de franchise ou de licence de marque), mais en tout état de cause, vous ne serez pas seul au moment d’ouvrir votre magasin d’optique.

    La marge de manœuvre

    En tant qu’indépendant en optique, vous disposerez d’une grande liberté pour l’orientation de votre stratégie entrepreneuriale. À l’inverse, en franchise, vous serez le plus souvent contraint d’acheter votre stock auprès d’une centrale de référencement, de vous soumettre à la charte graphique de l’enseigne ou de choisir un emplacement commercial dans une zone spécifique.

    La mise de départ

    L’ouverture d’un magasin d’optique en indépendant vous reviendra moins cher qu’en franchise. En effet, pour bénéficier clé en main du modèle économique du franchiseur, vous devrez verser un ticket d’entrée ainsi que des royalties assises sur le chiffre d’affaires que vous réaliserez.

    magasin optique

    Quelle forme juridique choisir pour ouvrir un magasin d’optique ?

    Vous avez décidé d’ouvrir votre magasin d’optique en indépendant, il vous faut maintenant choisir une structure juridique pour exercer légalement votre activité. Deux options s’offrent à vous : les entreprises individuelles et les sociétés commerciales. Nous allons à présent passer en revue les avantages et inconvénients de chacune des formes juridiques.

    Les entreprises individuelles

    Elles sont au nombre de trois : la microentreprise (anciennement auto-entreprise), l’entreprise individuelle (EI) et l’entreprise individuelle à responsabilité limitée (EIRL).

    La micro-entreprise 

    Elle présente l’avantage d’être facile à constituer et à gérer. En quelques clics, vous déclarez en ligne le commencement de votre activité, et s’agissant de la comptabilité, vous devez seulement tenir à jour un livre de recettes et de dépenses.

    Chaque mois ou trimestre selon l’option retenue, vous déclarerez le chiffre d’affaires encaissé. Vous verserez sur cette base des cotisations sociales, qui vous permettront d’être rattaché au régime social des travailleurs non-salariés (TNS).

    Après application d’un abattement pour frais professionnels, vous paieriez également de l’impôt sur le revenu.

    Toutefois, le statut d’auto-entrepreneur n’est pas forcément un choix judicieux pour développer votre activité : le chiffre d’affaires est plafonné, vous ne pouvez pas déduire vos charges pour leur montant réel et votre responsabilité est illimitée.

    L’EI / EIRL

    En remplissant une déclaration d’affectation en EIRL, vous protégerez votre patrimoine personnel des créanciers. Ces deux statuts juridiques nécessitent une immatriculation au registre du commerce et des sociétés (RCS). En tant qu’entrepreneur individuel, vous serez considéré comme un travailleur indépendant. Vous avez le choix de soumettre la taxation des bénéfices que vous réalisez à l’impôt sur le revenu (de plein droit) ou à l’impôt sur les sociétés (sur option).

    Les sociétés commerciales unipersonnelles

    Il s’agit de la société par actions simplifiée unipersonnelle (SASU) et de l’entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée (EURL). Elles ont en commun :

    • de ne pas exiger un capital social minimum ;
    • de limiter la responsabilité de l’associé unique aux apports qu’il réalise dans le capital ;
    • de permettre une rémunération par salaire ou dividendes.

    Concernant le régime social, le gérant d’EURL est considéré comme un TNS, tandis que le président de SASU est un assimilé salarié.

    De droit, l’EURL est soumise à une imposition des bénéfices entre les mains de l’associé unique, la SASU, à l’impôt sur les sociétés. Vous pouvez toutefois opter pour une EURL à l’IS et une SASU à l’IR.

    En choisissant une société commerciale, vous devez tenir une comptabilité rigoureuse avec bilan et compte de résultat.

    La création d’entreprise suppose également de réaliser de nombreuses démarches administratives.

    Bon à savoir : si vous préférez vous associer et vous lancer à plusieurs pour ouvrir un magasin d’optique, vous opterez pour les grandes sœurs de l’EURL et de la SASU : la SARL (société à responsabilité limitée) et la SAS (société par actions simplifiée).

    Quelles sont les formalités à accomplir pour obtenir son Kbis de magasin d’optique ?

    Tout dépend de la structure juridique retenue :

    • auto-entreprise : déclaration en ligne de commencement d’activité ;
    • EI, EIRL : remplissage du formulaire P0 et de l’éventuelle déclaration d’affectation du patrimoine ;
    • sociétés commerciales : rédaction des statuts juridiques, libération d’une partie des apports en numéraire sur un compte bancaire bloqué, publication d’un avis de constitution dans un journal d’annonces légales, dépôt d’un dossier d’immatriculation auprès du centre de formalités des entreprises (CFE).

    Si votre dossier est complet, vous recevrez un extrait K ou un Kbis et pourrez ouvrir votre magasin d’optique.

    Comment choisir son local commercial pour ouvrir un magasin d’optique ?

    Le choix du local commercial ne doit pas être laissé au hasard. Vous veillerez à trouver un local suffisamment spacieux pour accueillir la clientèle, déposer le stock et permettre à vos salariés de prendre une pause si vous en recrutez. Il devra se situer dans une zone passante, centre-ville ou galerie commerciale.

    Vous pouvez soit :

    • acheter le local commercial ou bail commercial : onéreuse, cette solution vous permet d’agencer les lieux comme vous l’entendez ;
    • louer le local commercial : vous allez conclure un bail commercial avec le propriétaire, dont vous devrez négocier les clauses ;
    • acquérir un fonds de commerce : l’avantage du fonds de commerce, c’est que vous achetez à la fois le local et la clientèle qui y est attachée.

    Quelle est la réglementation applicable à l’ouverture d’un magasin d’optique ?

    Pour exercer légalement votre activité, vous devez :

    • faire enregistrer votre diplôme au répertoire ADELI, ou demander à votre salarié titulaire d’un diplôme d’optique de le faire ;
    • rédiger les conditions générales de vente, qui viendront encadrer vos relations commerciales avec vos clients ;
    • respecter les règles relatives aux établissements recevant du public (ERP) en matière d’incendie et d’accessibilité aux handicapés ;
    • afficher les prix des appareils optiques ;
    • rédiger des CGV e-commerce et respecter les prescriptions du RGPD pour le recueil des données personnelles si vous disposez d’un site Internet pour présenter ou vendre votre marchandise.

    Enfin, pensez à déposer votre nom de marque et le nom de domaine afférent, avec ses extensions, pour vous protéger contre la concurrence déloyale.

    Vous souhaitez être accompagné pour ouvrir votre magasin d’optique ? Les experts Captain Contrat réalisent pour vous les démarches de création d’entreprise.

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      Philippe
      A propos de Philippe

      Diplômé d'HEC et bras droit d'un célèbre entrepreneur, Philippe a aidé plusieurs startups dans leur développement. Il accorde une grande importance à conseiller les entrepreneurs dans leurs problématiques juridiques pour les aider à faire les meilleurs choix.

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