Comment ouvrir son salon de thé ?

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Ouvrir un salon de thé

Sommaire

Séduisant concept pour les jeunes et les moins jeunes, le salon de thé rassemble, réchauffe et régale ceux qui en poussent la porte. Voici les conseils pratiques qui vous aideront à concrétiser votre projet d’ouverture d’un salon de thé.

Qu’est-ce qu’un salon de thé ?

Il existe plusieurs concepts autour du salon de thé. Cet espace peut faire honneur à une culture en particulier, qu’elle soit britannique, asiatique, orientale ou encore typiquement française, pour ne citer que celles-ci.

Dans tous les cas, et quel que soit la spécialité du salon de thé, il est important de prendre le soin de bien formaliser l’idée (concept, gestion et localité). L’initiateur du projet devra ensuite définir ses objectifs, réfléchir à ses capacités et à ses besoins, et s’assurer de la cohérence de l’ensemble de ses plans.

 

Quelle formation faut-il avoir pour ouvrir un salon de thé ?

Beaucoup pensent que l’ouverture d’un salon de thé requiert obligatoirement d’être titulaire d’un CAP pâtisserie. Pourtant, créer ce type de commerce ne contraint pas le gérant à avoir un diplôme spécifique. En revanche, du fait qu’il s’agit d’une activité artisanale, le gérant sera obligé de suivre un stage de préparation à l’installation (SPI) auprès de la Chambre des Métiers. Au coût de 250 euros, ce stage forme notamment aux conditions d’installation, au financement, à la gestion prévisionnelle et au contrôle de l’activité. Aussi, au moins un membre du personnel devra être titulaire d’une formation en hygiène alimentaire. Pour cela, il est nécessaire de s’adresser à la Chambre de Commerce et d’Industrie de la région associée au lieu d’opération du futur salon de thé.

En ce qui concerne le CAP pâtisserie, il est toutefois nécessaire si l’on envisage de vendre des pâtisseries faites maison, c’est-à-dire confectionnées par le personnel travaillant au sein du salon de thé.

étapes de création 

Quel statut juridique choisir pour ouvrir un salon de thé ?

De nombreuses personnes optent pour l’entreprise individuelle et donc l’opération en tant qu’auto-entrepreneur dans le cadre de l’opération d’un salon de thé. Néanmoins, il est plutôt recommandé de créer une société type Société Anonyme à Responsabilité Limitée (SARL), une Entreprise Unipersonnelle à Responsabilité Limitée (EURL), une Société par Actions Simplifiée (SAS) ou une Société par Actions Simplifiée Unipersonnelle (SASU). De cette manière, l’entrepreneur pourra séparer ses patrimoines personnels et professionnels, en tenant compte du fait que la création d’un salon de thé implique un investissement important.

Par ailleurs, ce choix dépend du modèle économique choisi. Puisqu’il faudra réaliser plusieurs simulations financières avant de prendre une décision finale, il est recommandé de se faire aider par un professionnel. En effet, le type de société déterminera ensuite un régime d’imposition en particulier.

 

Le choix du local

Le choix du local est une étape cruciale pour la suite du projet. Il faut, en effet, prendre un certain nombre de paramètres en considération : le budget, l’emplacement, l’aménagement, l’accessibilité, etc. Il est recommandé de noter tous les critères exigés et de visiter attentivement les lieux avant de se prononcer.

Il existe plusieurs types de baux pour les commerçants, et chacun comporte ses particularités. Aussi, si l’on opte pour le rachat d’un fonds de commerce, attention à bien vérifier le bilan et le compte de résultat du commerce, ainsi que le règlement de copropriété. Des clauses pourraient interdire l’activité et le projet serait ainsi susceptible d’être anéanti…

Pour cette étape, il est possible de se faire aider par une agence immobilière ou de consulter les sites spécialisés dans les annonces de locaux commerciaux à louer, à vendre ou à céder. Aussi, il est vivement recommandé de solliciter l’aide d’un avocat pour la vérification du contrat de bail.

 

Les formalités administratives liées à l'ouverture d'un salon de thé

Une fois la forme juridique et le local choisis, l’étape suivante consiste en la rédaction des statuts de l’entreprise. La sollicitation d’un professionnel en droit est fortement recommandée pour accomplir cette démarche. Un avis de constitution devra ensuite être publié dans un journal d’annonces légales.

Par la suite, il convient de se rendre au Centre de Formalité des Entreprises (CFE), pour procéder à l’immatriculation de l’entreprise. Cela peut également se faire au greffe du tribunal de Commerce, par courrier ou en ligne : le formulaire Cerfa M0, qui sert à s’inscrire au Registre des Commerces, est disponible sur le Web. Il peut être rempli et envoyé par la Poste ou par email.A noter que cette démarche est payante : un chèque libellé à l’ordre du Greffe du Tribunal de Commerce devra être envoyé. Le montant étant revu régulièrement, il est conseillé de contacter le CFE afin de s’en enquérir au moment voulu.

Par la suite, il faudra suivre la ou les formations susmentionnées, à savoir le SPI et la formation en hygiène alimentaire. Après quoi l’ouverture de l’établissement devra être déclarée auprès des services sanitaires de la région.

Bon à savoir : L'article 4 du projet de loi relatif à la croissance et la transformation des entreprises (PACTE) prévoit 2 modifications concernant le Stage de Préparation à l'Installation (SPI) :

  • Le SPI sera facultatif (uniquement pour les artisans). L’article 2 de la loi n° 82-1091 du 23 décembre 1982 relative au stage préalable obligatoire du futur chef d’entreprise serait supprimé en conséquence. Il semblerait que le SPI sera facultatif qu’à partir du deuxième semestre 2019 (une fois le décret d’application voté),
  • Son coût sera abaissé à 194€.

 

Les autorisations nécessaires

En fonction des produits amenés à être commercialisés par le salon de thé, un certain nombre de licences, autorisations et déclarations devront être demandées et effectuées auprès de plusieurs entités. Lors de l’inscription de l’entreprise auprès du CFE, il sera possible d’obtenir une réponse adaptée aux particularités du salon de thé en question.

Les assurances nécessaires pour ouvrir un salon de thé

Dans le contexte d’un salon de thé, les assurances ne doivent surtout pas être négligées. Certaines sont obligatoires, et d’autres facultatives. Voici donc les assurances indispensables pour pouvoir opérer sereinement :

  • Incendie et explosion
  • Responsabilité civile
  • Pertes d’exploitation

Ces trois assurances couvrent le chef d’entreprise, le personnel et le local en cas de sinistre causé sur eux ou sur des tiers.

En ce qui concerne les assurances recommandées, mais pas indispensables, il s’agit des suivantes :

  • Vol et vandalisme
  • Dégâts des eaux
  • Bris de glace
  • Perte de la valeur marchande du fonds de commerce (clientèle, enseigne, marque de fabrique, etc.)
  • Marchandises sous température régulée

Enfin, si le salon de thé risque de pâtir de la variation de stocks, il est important de le signaler à l’assureur également.

La création d'un salon de thé est donc une démarche minutieuse. Ce type de commerce requiert une organisation mûrement étudiée, et beaucoup de temps et d’attention afin de remplir les formalités en bonne et due forme. Pensez à confier la rédaction des statuts et autres documents à valeur juridique à un avocat afin de préserver vos droits du mieux possible.

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Amélie Gautier

Écrit par

Amélie Gautier

Diplômée d'un Master en droit des affaires et passionnée par le monde de l'entreprise, Amélie s'efforce de rendre accessible les informations juridiques nécessaires aux entrepreneurs tout au long de leurs projets.

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