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Ouvrir une entreprise dans le bâtiment nécessite une qualification professionnelle (diplôme ou expérience). Celle-ci peut être détenue soit par le chef d’entreprise, soit par le représentant légal de la société ou un salarié.
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Vous devez aussi choisir une forme juridique pour votre activité. Vous pouvez créer une entreprise individuelle ou une société.
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Les métiers du BTP sont strictement réglementés afin de garantir la sécurité des usagers. Ainsi, il est nécessaire de souscrire une garantie décennale et une responsabilité civile professionnelle.
- Qu’est-ce qu’une entreprise du bâtiment ?
- Quel diplôme pour ouvrir une entreprise de bâtiment ?
- Ouvrir une entreprise de bâtiment : quelle réglementation ?
- Quel statut juridique choisir pour ouvrir une entreprise de bâtiment ?
- Quelles sont les étapes à suivre pour ouvrir une entreprise de bâtiment ?
- Comment trouver un accompagnement pour créer une entreprise dans le BTP ?
Qu’est-ce qu’une entreprise du bâtiment ?
Une entreprise du bâtiment est spécialisée dans la construction, la rénovation ou l'entretien de bâtiments. On parle également d’entreprise du BTP.
Elle intervient sur différents types de chantiers :
- logements résidentiels ;
- bâtiments commerciaux ;
- infrastructures industrielles ;
- ou encore bâtiments publics.
Elle peut être sollicitée pour la conception du bâti (plans, choix des matériaux) ou pour sa réalisation (pose, montage).
Le bâtiment est donc un secteur très large qui regroupe de nombreux corps de métiers :
- ingénierie et études : architecte, chargé d'affaires, économiste de la construction, etc. ;
- métiers de gros œuvre : maçon, coffreur, grutier, carreleur, couvreur, chapiste, conducteur de travaux, etc. ;
- métiers de second œuvre et de finition : peintre, électricien, plombier, carreleur, plâtrier-plaquiste, solier, etc.
Quel diplôme pour ouvrir une entreprise de bâtiment ?
En pratique, certaines activités (notamment artisanales) exigent une qualification. Vous devez donc détenir une qualification professionnelle pour exercer un métier du bâtiment. Cette condition vise à garantir la sécurité des usagers.
Une qualification obligatoire
Plus concrètement, vous devez justifier d’un diplôme relatif à votre métier :
- CAP, BEP ou Bac Pro pour les artisans (maçon, électricien, plombier, etc.) ;
- BTS Bâtiment ou BTS Études et Économie de la Construction pour les métiers relatifs à la conduite de travaux ;
- diplôme d’État d’architecte (DEA) pour un architecte.
Ainsi, si vous souhaitez créer une entreprise de peinture, vous devez a minima avoir un CAP peintre.
Ouvrir une entreprise du BTP sans diplĂ´me
Vous pouvez ouvrir une entreprise du bâtiment sans diplôme si vous justifiez de 3 ans d'expérience dans votre spécialité, en qualité de :
- dirigeant d'entreprise ;
- travailleur indépendant ;
- salarié.
Si c’est votre cas, vous devez prouver votre expérience en fournissant à la CMA des documents attestant de l’exercice effectif de votre activité (contrat, attestation de travail, fiches de salaire).
Ouvrir une entreprise de bâtiment : quelle réglementation ?
Une fois la condition de qualification remplie, vous devez aussi vous soumettre aux obligations suivantes.
Souscrire aux assurances obligatoires
En tant que professionnel du bâtiment, vous devez obligatoirement souscrire une garantie décennale. Celle-ci permet d’assurer les travaux réalisés par l’artisan jusqu’à 10 ans après la fin des travaux. Plus précisément, elle couvre les dommages pouvant affecter la solidité et l’usage de l’ouvrage.
Vous êtes tenu de souscrire une responsabilité civile professionnelle (RC Pro). Celle-ci vous protège en cas de dommage matériel, immatériel ou corporel causé à un tiers dans le cadre de votre activité.
Vous avez aussi l’obligation de souscrire une assurance dommage-ouvrage si vous intervenez en qualité de maître d’ouvrage sur un chantier (c'est le cas d’un promoteur immobilier par exemple).
Enfin, vous pouvez souscrire des assurances supplémentaires (mais facultatives) pour être mieux protégé :
- une assurance automobile pour vos véhicules professionnels ;
- une assurance multirisque BTP, pour couvrir vos locaux, votre matériel et votre responsabilité civile professionnelle ;
- une garantie perte d’exploitation pour vous assurer un maintien de revenus en cas de sinistre ayant affecté votre activité.
Fournir une carte BTP à chaque salarié
La loi du 6 août 2015 a mis en place une mesure contre le travail illégal, notamment dans le secteur du BTP. Elle mentionne que chaque travailleur exerçant sur un chantier doit obligatoirement disposer d’une carte d’identification professionnelle.
Cette carte mentionne notamment des informations sur le salarié, son employeur et l’organisme ayant délivré ce document. Vous devez en faire la demande sur le site CIBTP France.
L’obligation d’information préalable au client
Si vous réalisez des travaux au domicile de particuliers, il est nécessaire de fournir des informations à vos clients avant le début des travaux (taux horaires, modalités d’exécution, frais de déplacement, prix du devis, etc.).
Si vous recevez votre clientèle dans vos locaux, vous devez afficher ces informations de manière visible.
Les autres obligations d’un entrepreneur du bâtiment
Voici enfin d’autres obligations auxquelles vous pouvez être soumis en fonction de la nature des travaux :
- l’affichage d’un avis d’ouverture de chantier pour les chantiers employant au moins 10 salariés pendant plus d'une semaine ;
- la détention d’une habilitation électrique si vous intervenez sur des installations électriques ou à proximité ;
- le traitement des déchets conformément à la loi AGEC de 2020.
Quel statut juridique choisir pour ouvrir une entreprise de bâtiment ?
Cette décision détermine les règles de fonctionnement, le régime fiscal, mais aussi la protection sociale du dirigeant.
Ouvrir une entreprise de BTP seul
Lorsque vous souhaitez vous lancer seul dans le secteur du BTP, plusieurs options s'offrent Ă vous selon vos besoins et votre projet.
| Critère | Entreprise Individuelle (EI) | EURL (Société unipersonnelle) | SASU (Société unipersonnelle) |
| Responsabilité | Limitée aux dettes professionnelles | Limitée aux apports | Limitée aux apports |
| Régime fiscal par défaut | IR (Impôt sur le revenu) | IR (option possible pour l’IS) | IS (Impôt sur les sociétés) par défaut |
| TVA | Soumis ou non selon régime choisi | TVA applicable | TVA applicable |
| Déduction des frais | Oui (si au régime réel) | Oui | Oui |
| Régime social du dirigeant | Travailleur non salarié (TNS) | TNS | Assimilé salarié (régime général) |
| Comptabilité | Allégée ou complète selon régime | Complète | Complète |
| Plafond de chiffre d’affaires | Aucun | Aucun | Aucun |
| Facilité de création et gestion | Très simple | Plus complexe | Plus complexe |
| Capital social | Aucun | Minimum 1 € | Minimum 1 € |
| Évolution possible (associer quelqu’un) | Non | Oui (devient SARL) | Oui (devient SAS) |
| Adaptée pour développer l’activité | Limitée | Oui | Oui |
L’entreprise individuelle
Si vous décidez de vous lancer seul, vous pouvez créer une entreprise individuelle (EI). Vous exercez alors en votre nom propre, ce qui simplifie vos démarches de création et de gestion. En revanche, cette forme juridique ne vous permet pas d’optimiser votre rémunération.
Lors de la création de votre EI, vous devez choisir votre régime fiscal :
- le régime réel : vous pouvez déduire vos frais et êtes redevable de la TVA (que vous pouvez aussi récupérer sur vos frais professionnels). Vous tenez une vraie comptabilité d’entreprise.
- le régime de la micro-entreprise (anciennement appelé auto-entreprise) : votre comptabilité est simplifiée et vous bénéficiez de la franchise de TVA. En revanche, vous ne pouvez pas déduire vos frais professionnels mais bénéficiez en contrepartie d’un abattement forfaitaire (50 % pour les prestations de services artisanales).
La société unipersonnelle
Souhaitez-vous vous associer, recruter des ouvriers et gagner plus de revenus ? Si vous voulez vous sentir libre de développer votre activité, il peut être judicieux de créer une société. Vous pouvez alors vous tourner vers une société dite « à responsabilité limitée », avec laquelle le risque financier est limité au montant des apports au capital.
Le choix de votre structure dépend de plusieurs critères :
- le nombre de vos collaborateurs ;
- la nature de votre activité ;
- vos souhaits concernant le fonctionnement de votre société et votre régime social.
Deux formes de sociétés sont largement plébiscitées pour ouvrir une entreprise dans le bâtiment en solo :
- l'Entreprise Unipersonnelle à Responsabilité Limitée (EURL) : cette société est strictement encadrée par la loi. Puisqu’elle est dotée d’une personnalité juridique propre, son patrimoine est distinct de celui des associés. Son capital social est fixé à 1 € minimum. Le gérant d’une EURL a le statut de travailleur non-salarié (TNS).
- la Société par Actions Simplifiée Unipersonnelle (SASU) : la rédaction de ses statuts est relativement libre et son capital minimum est lui aussi fixé à 1 €. La SAS est particulièrement adaptée si vous souhaitez accueillir des investisseurs au sein de votre structure. Le président de SASU a le statut d’assimilé salarié.
Ouvrir une entreprise de BTP Ă plusieurs
Si vous vous associez avec d'autres personnes, deux structures dominent : la société à responsabilité limitée (SARL) et la société par actions simplifiée (SAS).
| Critère | SARL | SAS |
| Nombre d'associés | 2 à 100 | 2 à illimité |
| Dirigeant | Gérant (un ou plusieurs) | Président (un ou plusieurs directeurs généraux) |
| Capital social | Libre (minimum 1 €) | Libre (minimum 1 €) |
| Libération des apports en numéraire | Au moins 1/5 dès la création | Au moins 1/2 dès la création |
| Imposition des bénéfices | Impôt sur les sociétés (IS) avec option possible pour l'IR | Impôt sur les sociétés (IS) avec option possible pour l'IR |
| Régime fiscal du dirigeant | Impôt sur le revenu (IR) dans la catégorie des Traitements et salaires | Impôt sur le revenu (IR) dans la catégorie des Traitements et salaires |
| Régime social du dirigeant | Régime de la sécurité sociale des indépendants si gérance majoritaire / Régime général de sécurité sociale dans les autres cas | Régime général de sécurité sociale |
| Titres sociaux | Parts sociales | Actions |
| Transmission de titres | Agrément des associés | Libre (clause d'agrément possible) |
La SARL : un cadre rassurant
La SARL convient bien aux projets familiaux. Elle accueille entre 2 et 100 associés maximum et suit des règles précises fixées par la loi.
Chaque associé n'engage sa responsabilité qu'à hauteur de son apport. Un capital de départ de 1 € suffit légalement. Un ou plusieurs gérants dirigent la société, qu'ils soient associés ou non.
Côté protection sociale, tout dépend de la répartition du capital. Un gérant qui possède plus de 50 % des parts (gérance majoritaire) relève du régime des indépendants et devient travailleur non-salarié (TNS). En dessous, il bascule au régime général en tant qu'assimilé salarié.
La SAS : plus de liberté
La SAS mise sur la souplesse. Vous rédigez vos statuts comme vous l'entendez en définissant les règles de décision et la transmission des parts. Tout se négocie entre associés.
Le président a systématiquement le statut d'assimilé salarié. Il cotise au régime général, bénéficie d'une bonne couverture sociale, mais n'a pas droit au chômage (sauf s'il souscrit une assurance privée).
Cette forme séduit ceux qui veulent garder les mains libres ou faire entrer des investisseurs plus tard. Attention toutefois, la rédaction des statuts demande de l'expertise. Mieux vaut vous faire accompagner par un professionnel.
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Quelles sont les étapes à suivre pour ouvrir une entreprise de bâtiment ?
Avant même l’immatriculation, il est essentiel de poser des bases solides pour éviter les erreurs coûteuses une fois les premiers chantiers lancés.
Concrètement, la création d’une entreprise du BTP passe par plusieurs étapes clés :
- clarifier votre projet et votre positionnement ;
- évaluer la concurrence et la demande ;
- bâtir un business plan réaliste ;
- immatriculer votre entreprise.
Ces étapes permettent de sécuriser votre lancement et de structurer une activité viable dès le départ.
Étape 1 : analyser votre projet entrepreneurial
Pour maximiser vos chances de réussite, il convient d’étudier avec précaution votre projet entrepreneurial.
Analysez et définissez vos offres et votre concept. Votre entreprise va-t-elle se spécialiser dans une seule activité comme la maçonnerie, le carrelage… ou va-t-elle plutôt entreprendre plusieurs activités et proposer différents services relatifs à l’aménagement intérieur ?
Identifiez ce que vous souhaitez et travaillez-le. C’est le moment idéal pour valoriser vos compétences et déployer votre savoir-faire dans le secteur.
Étape 2 : réaliser une analyse de marché
Observez les entreprises locales pouvant devenir vos concurrentes.
Par exemple, s’il existe déjà d’innombrables maçons avec de bonnes références dans votre entourage, il vous sera peut-être compliqué de vous faire une place. En même temps, vous pouvez aller faire votre approche auprès des clients afin de déterminer leurs besoins. La connaissance des besoins des clients peut être très bénéfique pour le lancement de votre projet immobilier.
En parallèle, vous devez étudier les besoins de vos clients et leur budget. Cela vous permettra de construire une offre adaptée.
Étape 3 : faire un business plan
Faire un business plan consiste à faire un prévisionnel financier pour votre entreprise de BTP. Pour cela, vous allez déterminer :
- votre budget d’investissement au lancement de votre projet : stock de matériaux, outillage, véhicule utilitaire, apports en capital, machines, etc.
- votre chiffre d’affaires prévisionnel : estimation des devis, effectif de chantier prévu pendant l’année.
- les charges qui pèsent sur votre activité : achat de véhicule utilitaire, dépenses en communication (carte de visite, site internet, publicité, etc.), loyer du local professionnel, entretien du matériel, assurances, etc.
Étape 4 : immatriculer votre entreprise de bâtiment
Vous connaissez clairement votre projet, avez estimé son coût financier et choisi votre structure juridique. La dernière étape consiste à créer votre entreprise de BTP.
Pour cela, vous devez vous rendre sur le site du Guichet unique et y renseigner les informations relatives à votre activité (adresse de domiciliation, régime fiscal, objet social, etc.).
Vous devez transmettre plusieurs documents, comme le formulaire JQPA (justification de qualification professionnelle artisanale) afin de prouver votre qualification professionnelle.
Notez que, si vous créez une société, vous devez préalablement :
- rédiger les statuts constitutifs de votre société : ce document définit ses règles de fonctionnement et fixe les relations entre les associés ainsi que l'objet social ;
- déposer le capital social sur un compte séquestre et obtenir une attestation : ce dépôt prouve la disponibilité des fonds apportés par les associés et permet de constituer le capital nécessaire au démarrage ;
- publier un avis de constitution dans un journal d'annonces légales : cette formalité rend publique la création de la société, informant les tiers de son existence et de ses principales caractéristiques.
Le Guichet unique transmet ensuite votre dossier à la CMA qui procède à votre immatriculation au Registre national des entreprises (RNE). Vous êtes aussi immatriculé au RCS si vous êtes en société. Vous recevez ensuite votre extrait Kbis et votre numéro Siren.
Quelles sont les aides disponibles pour créer une entreprise dans le BTP ?
Créer une entreprise dans le bâtiment implique souvent des investissements importants (matériel, véhicule, assurances). Heureusement, plusieurs aides peuvent accompagner le lancement de votre activité, selon votre profil et votre situation.
Les aides à la création d’entreprise
Certaines aides sont accessibles à la majorité des créateurs d’entreprise, y compris dans le BTP :
- l’ACRE (Aide à la création ou à la reprise d’entreprise), qui permet une exonération partielle de charges sociales en début d’activité ;
- l’ARCE, pour les demandeurs d’emploi, qui permet de percevoir une partie des allocations chômage sous forme de capital ;
- le maintien de l’ARE, qui autorise le cumul partiel des allocations chômage avec les revenus de l’entreprise.
Les aides financières et locales
Selon votre projet, vous pouvez également solliciter :
- des prêts d’honneur, accordés à taux zéro par des réseaux d’accompagnement (Initiative France, Réseau Entreprendre) ;
- des aides régionales ou départementales, souvent destinées aux artisans ou aux entreprises du BTP ;
- des dispositifs spécifiques pour l’achat de matériel ou de véhicules professionnels.
Comment trouver un accompagnement pour créer une entreprise dans le BTP ?
Se lancer dans le bâtiment ne s’improvise pas. Entre la réglementation, les assurances, le choix du statut et la gestion des premiers chantiers, un accompagnement peut faire toute la différence au moment de créer son entreprise.
Les réseaux d’accompagnement dédiés aux créateurs
Plusieurs structures publiques et privées proposent un accompagnement aux entrepreneurs du BTP :
- les chambres de métiers et de l’artisanat (CMA), qui informent sur les obligations spécifiques au secteur et proposent des stages ou ateliers ;
- France Travail, pour les porteurs de projet issus du chĂ´mage, avec un appui financier et administratif ;
- les réseaux comme Initiative France ou Réseau Entreprendre, qui combinent accompagnement et solutions de financement.
L’accompagnement par des professionnels
S’entourer de professionnels permet d’éviter de nombreuses erreurs dès le départ :
- un expert-comptable, pour structurer la gestion financière et anticiper les charges ;
- un avocat ou un juriste, pour sécuriser les contrats, la structure juridique et les obligations réglementaires ;
- un courtier en assurances, indispensable pour choisir une garantie décennale adaptée à votre activité.
L’accompagnement en ligne, pour aller plus vite
Avec une plateforme spécialisée comme Captain Contrat, vous créez votre entreprise sereinement. Vous bénéficiez d’un suivi personnalisé, de démarches simplifiées et d’un cadre juridique sécurisé, sans multiplier les interlocuteurs.
FAQ
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📌 Comment ouvrir une entreprise dans le bâtiment ?
Pour ouvrir une entreprise dans le bâtiment, vous devez vous rendre sur le Guichet unique. Une fois en activité, vous devez respecter la réglementation en vigueur dans le BTP (garantie décennale, devis, carte professionnelle pour vos salariés, etc.). -
Peut-on ouvrir une entreprise de BTP sans diplĂ´me ?
Il est obligatoire de détenir une qualification professionnelle pour créer une entreprise dans le bâtiment. Si vous n’avez pas de diplôme, vous devez avoir une expérience professionnelle de 3 ans minimum dans votre domaine d’activité. -
Quel statut juridique pour la création d’une entreprise dans le bâtiment ?
Dans le bâtiment, les formes juridiques les plus courantes sont l’entreprise individuelle (EI) ou une société unipersonnelle (EURL ou SASU).
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Comment trouver des financements pour créer une entreprise dans le bâtiment ?
Commencez par l'ACRE et l'ARCE si vous êtes demandeur d'emploi. Regardez ensuite du côté des prêts d'honneur (Initiative France) ou du microcrédit. Votre région propose souvent des subventions locales. La Chambre des métiers et de l'artisanat (CMA) vous guide dans ces démarches. -
En tant que salarié, ai-je le droit à un congé pour créer mon entreprise dans le bâtiment ?
Avec 24 mois d'ancienneté, vous pouvez prendre un congé création d'un an (renouvelable). Prévenez votre employeur 2 mois avant. Vous ne touchez pas de salaire, mais conservez vos droits à la retraite et la possibilité de revenir. -
Le stage de préparation à l'installation est-il obligatoire pour créer une entreprise dans le bâtiment ?
Non, plus depuis 2019. Mais si vous débutez en gestion, ces 4-5 jours restent utiles. Vous y abordez la fiscalité, les charges sociales et le business plan. Le coût se situe entre 200 et 300 €, souvent pris en charge par la CMA ou d'autres aides financières. -
Comment trouver des clients dans le BTP ?
Les clients se trouvent principalement par la réputation et la visibilité locale. Pour démarrer, les leviers les plus efficaces sont :
- le bouche-à -oreille et les recommandations après chaque chantier ;
- les partenariats locaux (architectes, agences immobilières, syndics, autres artisans) ;
- une présence en ligne minimale, notamment une fiche Google Business Profile avec des avis clients ;
- les plateformes de mise en relation pour obtenir les premiers chantiers ;
- la visibilité terrain : véhicule floqué, panneaux de chantier, réseau professionnel local.
Dans le BTP, la régularité, le respect des délais et la qualité du travail restent les meilleurs outils pour développer durablement sa clientèle.
- Responsabilité et assurance dans le domaine de la construction - Loi n° 78-12 du 4 janvier 1978
- Règles générales applicables à la construction et à la rénovation des bâtiments - Articles L111-1 et suivants du Code de la construction
- Assurance de responsabilité obligatoire - Articles L241-1 et L241-2 du Code des assurances
- Activités soumises à l’exigence de qualification professionnelle - Articles L121-1 et suivants du Code de l'artisanat
- Carte d’identification professionnelle - Article L8291-1 du Code du travail
- Mise à jour du 10 février 2026 : vérification des informations juridiques et administratives.
- Mise à jour du 14 mai 2025 : vérification des informations juridiques et administratives.

