- Pour créer une SASU en ligne, il faut choisir le siège social de son entreprise, déposer son capital social, rédiger ses statuts et publier une annonce légale. Il est aussi recommandé de faire un business plan.
- Ensuite, vous devez déposer un dossier d’immatriculation sur le guichet unique de l’INPI et joindre tous les justificatifs demandés.
- Si votre dossier est complet, le greffe du tribunal de commerce vous transmet le Kbis de votre SASU sous 7 à 15 jours.
Comment créer une SASU ? Les étapes détaillées
Pour créer une SASU, il faut :
- Rédiger un business plan
- Choisir la domiciliation de la SASU
- Définir son objet social
- Constituer et déposer son capital social
- Rédiger les statuts de la SASU
- Publier une annonce légale
- Déposer un dossier de création sur le guichet unique
Étape 1 : rédiger un business plan
Le business plan permet d’évaluer la viabilité de votre projet et d’anticiper vos besoins financiers. Il n’est pas obligatoire, mais vivement recommandé, surtout si vous envisagez de faire un emprunt à la banque.
Votre business plan doit contenir :
- Une présentation de votre projet : activité, positionnement, proposition de valeur ;
- Une étude de marché : analyse de la demande, identification des concurrents, tendances du secteur ;
- Une présentation de votre stratégie commerciale : cible, canaux d’acquisition, tarifs ;
- Un prévisionnel financier : chiffre d’affaires estimé, charges, seuil de rentabilité, plan de financement ;
- Les moyens mobilisés : ressources humaines, outils, besoins matériels.
Étape 2 : choisir le lieu de domiciliation de la SASU
L'adresse de domiciliation détermine le siège social de votre SASU. Ce choix a des impacts juridiques, fiscaux et administratifs (tribunal compétent, imposition, image de l’entreprise).
Vous pouvez domicilier votre SASU :
- Au domicile du dirigeant : c’est une solution simple et économique, mais il faut veiller à respecter les règles de votre bail ou du règlement de copropriété ;
- Dans un local commercial : ce choix est pertinent si votre activité nécessite un espace dédié (accueil de clients, stockage, etc.) ;
- Via une société de domiciliation : cette société met à votre disposition une adresse professionnelle, parfois avec des services complémentaires (gestion du courrier, salles de réunion) ;
- Dans une pépinière ou un espace de coworking : vous profitez de services mutualisés et d’un environnement professionnel.
Étape 3 : définir l’objet social de la SASU
L’objet social décrit l’activité principale exercée par la SASU. Il détermine le périmètre légal des opérations de la société. Il figure dans les statuts.
Pour le définir correctement, il faut :
- Identifier l’activité principale et ses variantes de manière claire et compréhensible ;
- Préciser le secteur d’activité et les produits ou services proposés ;
- Vérifier la compatibilité avec la réglementation applicable à votre secteur (certaines activités nécessitent des licences ou diplômes).
Étape 4 : déposer le capital social
Le capital social correspond aux apports réalisés par l’associé unique lors de la création de la SASU. Il représente les ressources mises à disposition de la société pour démarrer son activité et financer ses premiers besoins. Il contribue aussi à rassurer les partenaires sur la solidité du projet.
Concernant la libération du capital :
- Vous devez libérer au minimum 50 % des apports en numéraire lors de la création de la SASU ;
- Vous devez verser le solde dans un délai maximum de 5 ans.
Le montant du capital social reste libre (à partir de 1 €). Il est recommandé de prévoir un montant cohérent avec votre activité pour renforcer la crédibilité de votre entreprise.
Étape 5 : rédiger les statuts constitutifs de la SASU
Les statuts constituent le socle de la société. Ils centralisent l'ensemble des règles de fonctionnement et d'organisation de la SASU.
L’associé unique dispose d’une grande liberté pour les rédiger. Il peut donc adapter précisément l’organisation de la société à son projet.
Cette souplesse est un avantage, mais elle nécessite aussi de la rigueur. Il est recommandé de se faire accompagner par un professionnel, comme un avocat.
Étape 6 : publier une annonce légale
Ensuite, il faut publier une annonce légale. Cette formalité vise à informer les tiers de la création de votre société.
Il faut choisir un support habilité dans le département où est situé le siège social de la société. Il peut s’agir d’un journal d'annonces légales (JAL) ou d’un service de presse en ligne (SPEL).
Cette annonce doit contenir plusieurs informations :
- La dénomination sociale et la forme juridique (SASU) ;
- L’adresse du siège social ;
- L’objet social de la société ;
- Le montant du capital social ;
- L’identité du président ;
- Le nom du registre où la société sera immatriculée.
Vous recevrez une attestation de parution. Il faut conserver ce document car il vous sera demandé par le guichet unique.
Étape 7 : immatriculer la SASU
L’immatriculation d’une entreprise se fait obligatoirement sur le site du Guichet unique. Vous devez remplir plusieurs informations en ligne et déposer tous les justificatifs demandés.
Une fois votre dossier complété, il est transmis automatiquement aux organismes compétents (greffe du tribunal de commerce, INPI, INSEE). S’il est conforme, votre immatriculation est validée et vous recevez votre extrait Kbis. Cette étape marque la naissance officielle de votre SASU.
Votre SASU est aussi inscrite aux :
- Répertoire national des entreprises (RNE) ;
- Registre du commerce et des sociétés (RCS).
Comment immatriculer sa SASU sur le guichet unique ?
Étape 1 : se connecter au guichet unique
Rendez-vous sur le site du guichet unique (ou portail e-procédures). S’il s’agit de votre première connexion, vous devez vous créer un compte. Vous pouvez passer par :
- FranceConnect + : la signature électronique est gratuite, mais nécessite la création d’une identité numérique via La Poste ;
- INPI Connect : la signature électronique gratuite n’est pas disponible. Il faudra passer par un service externe payant.

Étape 2 : débuter la démarche
Après connexion, cliquez sur « Créer, modifier ou cesser une entreprise » dans la rubrique Entreprises. Sélectionnez « Créer une entreprise » dans la section Création d’entreprise.

La page « Préparez votre démarche » récapitule les points essentiels à connaître avant de commencer. Cliquez sur Continuer pour avancer.
Remplissez le pré-formulaire :
- Forme de l’entreprise : Personne morale
- Forme juridique : Société unipersonnelle (associé unique)
- Préciser : Société par actions simplifiée
- Préciser à nouveau : SASU, Société par actions simplifiée unipersonnelle

Donnez un nom à votre brouillon. Toutes les données sont automatiquement enregistrées et le brouillon reste accessible pendant un an via « Accéder à mes brouillons ».
Étape 3 : renseigner les informations demandées
Ensuite, il faut compléter tous les champs marqués d’un astérisque. Sans cela, vous ne pouvez pas passer à l’étape suivante.
- Identité de l’entreprise : informations sur la personne morale, la structure et éventuellement le nom de domaine ;
- Publication : indiquez le lien vers l’annonce légale publiée dans un journal habilité ;
- Gestion et direction : déclaration du représentant légal de la société ;
- Établissements : caractéristiques des locaux où l’activité s’exerce, description des activités et nom de domaine si disponible ;
- Bénéficiaires effectifs : informations sur les bénéficiaires de la société ;
- Options fiscales : choix relatifs au régime fiscal applicable à la SASU.
Étape 4 : ajouter les pièces jointes
Il faut ensuite téléverser plusieurs justificatifs. Vos documents doivent être au format PDF et ne pas excéder 10 Mo par fichier.
Il faut déposer plusieurs documents concernant la SASU :
- Les statuts de la société datés et signés (accompagnés d’un acte de désignation du président si celui-ci n’est pas nommé dans les statuts) ;
- Un justificatif de domiciliation du siège social (facture, bail commercial, contrat de domiciliation, etc.) ;
- L’attestation de parution de l’avis de création dans un support habilité ;
- L’attestation de dépôt du capital social ;
- En cas d’activité réglementée : copie de l’autorisation d’exercice, du diplôme ou du titre requis ;
- Une copie du contrat CAPE si applicable.
Si le dirigeant est une personne physique :
- Copie de la pièce d’identité ;
- Déclaration sur l’honneur de non-condamnation et de filiation datée et signée ;
- Si le conjoint/partenaire est collaborateur : justificatif de mariage ou PACS.
Si le dirigeant est une personne morale :
- Extrait Kbis récent ou preuve de l’existence de la société dirigeante ;
- Pièce d’identité du représentant permanent ;
- Déclaration sur l’honneur de non-condamnation et de filiation datée et signée.
Le guichet unique peut vous demander des documents complémentaires, notamment :
- En cas d’achat, location-gérance ou gérance-mandat d’un fonds de commerce ;
- En cas de recours à un commissaire aux comptes ;
- En cas d’intervention d’un commissaire aux apports.
Étape 5 : vérifier le dossier
Avant de finaliser votre demande, vous pouvez :
- Ajouter des commentaires à destination du guichet unique ;
- Consulter le récapitulatif complet et générer la synthèse de la formalité.
Vérifiez chaque élément, puis cliquez sur Valider le dossier.
Étape 6 : signer la formalité
- Téléchargez la synthèse pour une dernière vérification.
- Cochez la case « Je confirme que les informations de la demande de création sont bien exactes ».
- Cliquez sur Signer la demande de création. Une fois la formalité signée, aucune modification ou ajout de pièce n’est possible.
Étape 7 : effectuer le paiement
Le Guichet unique propose plusieurs modes de règlement :
- Carte bancaire ;
- Compte de paiement INPI ;
- Délégation de paiement (permet à une tierce personne de régler la formalité à votre place).
En 2026, le tarif est de :
- 35,59 € pour la formalité d’immatriculation ;
- 20,34 € pour la déclaration des bénéficiaires effectifs.
Si vous exercez une activité artisanale, il faut ajouter 15 €.
Si vous êtes agent commercial, il faudra payer 23,86 € en plus pour l’immatriculation au RSAC.
Qu'est-ce qu'une SASU ?
Définition et caractéristiques
La SASU est une société par actions simplifiée unipersonnelle constituée d’un associé unique. Elle est la forme unipersonnelle de la société par actions simplifiée (SAS), comme l'entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée (EURL) est celle de la société à responsabilité limitée (SARL).
SASU vs SAS : quelle différence ?
La SASU (Société par Actions Simplifiée Unipersonnelle) et la SAS (Société par Actions Simplifiée) reposent sur le même cadre juridique. Elles présentent des différences liées au nombre d’associés et à l’organisation :
- Nombre d’associés :
- SASU : un seul associé, l’entreprise est unipersonnelle ;
- SAS : plusieurs associés possibles, sans limite maximale.
- Décisions et fonctionnement :
- SASU : l’associé unique prend toutes les décisions seul ;
- SAS : les décisions se prennent collectivement selon les modalités définies dans les statuts.
- Rédaction des statuts :
- SASU : l’associé unique fixe seul les règles de fonctionnement dans les statuts. La rédaction reste flexible et simple, car aucune négociation avec d’autres associés n’est nécessaire.
- SAS : il faut définir la répartition des pouvoirs, les droits de vote et les règles de prise de décision. La rédaction des statuts est plus complexe car il faut anticiper tous les scénarios entre associés.
Une SASU peut facilement évoluer vers une SAS. Cela ne nécessite pas de créer une nouvelle société. Il faut simplement modifier les statuts pour intégrer les nouveaux associés et organiser la gouvernance collective.
Quel est le capital social minimum en SASU ?
L'associé unique fixe librement le montant du capital social dans les statuts. Le montant minimum est de 1 € et il n'y a pas de seuil maximum. Le capital doit être suffisamment élevé pour subvenir aux besoins financiers de démarrage.
Opter pour un capital social raisonnable permet d’éviter que la SASU soit sous-capitalisée dès le premier exercice. Pour rappel, si les capitaux propres tombent en dessous de la moitié du capital social, la loi impose :
- soit de dissoudre la SASU immédiatement ;
- soit de poursuivre l’activité pendant 2 ans pour reconstituer les capitaux propres à plus de 50 % du capital social.
Le capital social renforce aussi la crédibilité de la société auprès des partenaires et fournisseurs. Il reflète le risque que l’associé est prêt à prendre pour son projet.
Un capital trop faible peut aussi limiter vos chances d’obtenir un prêt ou entraîner l’exigence de garanties personnelles, comme une caution.
Quels sont les différents types d’apports dans une SASU ?
Il existe 3 types d’apports :
- Les apports en numéraire : il s’agit de sommes d’argent versées sur un compte bancaire ouvert au nom de la société ;
- Les apports en nature : ils correspondent à des biens matériels ou immatériels, comme du matériel informatique, un véhicule ou un fonds de commerce ;
- Les apports en industrie : ils concernent les compétences, le savoir-faire ou le travail de l’associé.
Les apports en industrie ne sont pas intégrés dans le montant du capital. En revanche, ils peuvent donner droit à une participation aux bénéfices, selon les modalités prévues dans les statuts.
Pourquoi créer une SASU ? Les avantages et les inconvénients
Quels sont les avantages de la SASU ?
- Gestion flexible : l’associé unique organise librement la société et définit les règles de fonctionnement et de gouvernance dans les statuts, selon les besoins et l’évolution de l’entreprise ;
- Protection du patrimoine personnel : la responsabilité de l’associé se limite à son apport au capital social. Ses biens personnels sont protégés, sauf en cas de faute de gestion avérée ;
- Statut social avantageux : le président bénéficie du régime d’assimilé salarié. Sa protection sociale est meilleure que celle d’un gérant d’EURL ;
- Fiscalité flexible : la SASU est soumise par défaut à l’impôt sur les sociétés, mais vous pouvez opter pour l’impôt sur le revenu (sous conditions) ;
- Fiscalité des dividendes : les bénéfices distribués peuvent être perçus sous forme de dividendes. Ils sont soumis au PFU de 31,4 % ou, sur option, au barème progressif de l’IR.
Quels sont les inconvénients de la SASU ?
- Démarches de création complexes : il y a de nombreuses démarches à accomplir avant l’immatriculation sur le guichet unique ;
- Rédaction des statuts : vous disposez d’une grande liberté, ce qui peut amener des erreurs dans la rédaction des statuts. Il est recommandé de prendre un accompagnement juridique ;
- Cotisations sociales importantes : le président rémunéré paie environ 82 % de cotisations sur son salaire net. Sans rémunération, aucune cotisation n’est due, mais il n’a aucune couverture sociale.
- Démarches de fermeture complexes : dissoudre et liquider la SASU implique de nombreuses formalités : décision de dissolution, nomination d’un liquidateur, publication dans un journal légal, régularisation fiscale et sociale, puis radiation officielle.
Quel coût pour créer une SASU ?
Quels sont les frais obligatoires ?
Le coût de création d’une SASU comprend des frais obligatoires :
- Le dépôt du capital social : entre 0 et 100 € ;
- La publication d'une annonce légale de création : 142 € (167 € à La Réunion et Mayotte) ;
- Les frais d'immatriculation :
-
- 35,59 € pour la formalité d’immatriculation ;
- 20,34 € pour la déclaration des bénéficiaires effectifs ;
- Si vous exercez une activité artisanale, il faut ajouter 15 € ;
- Si vous êtes agent commercial, il faut ajouter 23,86 € pour l’immatriculation au RSAC.
Quels sont les frais facultatifs pour créer une SASU ?
Il faut aussi anticiper les frais suivants, selon votre projet et votre situation :
- La domiciliation :
- Société de domiciliation : entre 10 et 70 € HT par mois ;
- Pépinière d’entreprises : entre 200 et 400 € par mois ;
- Espace de coworking : entre 100 et 500 € par mois ;
- Local professionnel ou commercial : souvent à partir de 1 000 € par mois.
- Les honoraires du commissaire aux apports : ils débutent à partir de 500 € et peuvent grimper jusqu'à 3 000 € ;
- Le dépôt d'une marque à l'INPI : il faut prévoir 190 € minimum. Chaque classe de produits et/ou services additionnelle est ensuite facturée 40 € ;
- La souscription d'assurances obligatoires et complémentaires : tarifs variables selon l’assurance et les garanties souscrites.
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Catégorie de frais |
Poste de dépense |
Montant |
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Frais obligatoires |
Dépôt du capital social |
0 à 100 € |
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Publication d’une annonce légale |
142 € (167 € à La Réunion et Mayotte) |
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Frais d’immatriculation (incluant RCS, bénéficiaires effectifs + éventuels frais artisan ou RSAC) |
à partir de 55,93 € |
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Sous-total frais obligatoires |
Environ 200 à 300 € |
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Frais facultatifs |
Domiciliation (selon solution choisie) |
10 à 1 000 € / mois |
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Commissaire aux apports |
500 à 3 000 € |
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Dépôt de marque (INPI) |
à partir de 190 € (+ 40 € / classe) |
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Assurances (obligatoires ou complémentaires) |
à partir de 500 € / an |
|
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Sous-total frais facultatifs |
À partir de 1 300 € |
Comparatif des types d’accompagnement et coût à prévoir
Votre choix dépend de votre niveau d’autonomie et de la complexité de votre projet :
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Type d’accompagnement |
Description |
Pour qui ? |
Coût |
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Création en autonomie |
Vous faites toutes les démarches vous-même : statuts, capital, annonce légale, immatriculation. |
Entrepreneurs expérimentés, budget limité, projet simple |
200 à 300 € (frais légaux obligatoires) |
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Plateforme juridique en ligne |
Vous êtes guidé pas à pas pour créer votre SASU en ligne. Vos statuts sont générés automatiquement. Selon la formule, vous pouvez bénéficier d’un accompagnement par un juriste |
Ceux qui veulent gagner du temps sans trop dépenser |
0 € à 300 € HT + frais légaux |
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Accompagnement par un professionnel (avocat, expert-comptable) |
Vous bénéficiez d’une assistance complète pour rédiger vos statuts et créer votre société. |
Projets complexes |
1 000 à 2 500 € HT + frais légaux |
Quelles sont les aides à la création d'une SASU ?
L'ARE (Aide au Retour à l'Emploi)
Il s’agit des allocations chômage versées chaque mois par France Travail.
Pour bénéficier de l’ARE en créant votre entreprise, vous devez :
- remplir les conditions classiques d’ouverture de droits ;
- rester inscrit comme demandeur d’emploi auprès de France Travail ;
- ne pas avoir opté pour l’ARCE ;
- vous actualiser chaque mois en déclarant vos revenus d’activité.
Le montant versé correspond à l’ARE mensuelle théorique – 70 % de votre rémunération brute.
Attention toutefois :
- Le cumul entre ARE et revenus ne peut pas dépasser votre ancien salaire ;
- Depuis avril 2025, le cumul ARE + revenus est limité à 60 % des droits restants.
Pour une ARE mensuelle de 1 500 € et une rémunération brute de 1 000 € :
- 70 % de 1 000 € = 700 €
- ARE versée = 1 500 € – 700 € = 800 €
L'ARCE (Aide à la Reprise ou Création d'Entreprise)
L’ARCE s’adresse aux demandeurs d’emploi indemnisés qui créent ou reprennent une entreprise. Cette aide prend la forme d’un capital versé en deux fois :
- 50 % au démarrage de l’activité ;
- 50 % six mois plus tard, si vous exercez toujours votre activité.
Pour en bénéficier, vous devez :
- Percevoir l’ARE au moment de la création de votre SASU ;
- Obtenir l’ACRE (exonération de cotisations sociales) ;
- Justifier la création de votre entreprise (extrait Kbis ou extrait RNE).
L’aide correspond à 60 % de vos droits ARE restants au moment de la création (après déduction de 3 % liés aux retraites complémentaires).
Attention, en optant pour l’ARCE, vous renoncez au maintien mensuel de l’ARE.
L'ACRE (Aide aux Créateurs d'Entreprise)
L’ACRE permet de réduire vos charges sociales pendant 12 mois à partir de la création ou la reprise de votre entreprise.
Pour en profiter, vous devez :
- Être en début d’activité ;
- Ne pas avoir bénéficié de l’ACRE dans les 3 années précédentes ;
- Remplir au moins un critère d’éligibilité :
- demandeur d’emploi ;
- bénéficiaire du RSA ou de l’ASS ;
- jeune de moins de 30 ans ;
- reprise d’entreprise en zone prioritaire, etc.
Le taux d’exonération varie selon vos revenus d’activité :
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Revenus annuels |
Taux d’exonération ACRE |
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≤ 36 045 € |
Exonération totale des cotisations sociales concernées pendant 12 mois |
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36 046 € – 48 060 € |
Exonération partielle, dégressive selon le niveau de revenus |
|
> 48 060 € |
Aucune exonération possible |
Pour en bénéficier, il faut en faire la demande auprès de l’Urssaf dans les 60 jours suivant le début de votre activité.
Quelles sont les autres aides disponibles ?
Il existe d’autres aides dédiées aux créateurs d’entreprise :
- Le prêt d’honneur : il s’agit d’un prêt à taux zéro accordé par des réseaux comme Réseau Entreprendre ou Initiative France. Il permet de renforcer vos fonds propres et de faciliter l’accès à un financement bancaire. Il s’adresse aux créateurs ou repreneurs avec un projet solide. Montant indicatif : 3 000 à 50 000 € ;
- Les subventions régionales ou locales : vous pouvez solliciter cette aide auprès de votre région, département ou commune. Elle peut prendre la forme d’une subvention, d’une exonération de charges ou d’un accompagnement personnalisé. Les conditions et montants dépendent de la collectivité ;
- Les aides sectorielles : par exemple pour les jeunes entreprises innovantes, les activités en zones rurales ou les créateurs prioritaires (jeunes, demandeurs d’emploi, personnes handicapées). Il faut vous renseigner auprès des structures locales (chambres de commerce, pépinières, BGE).
Quel est le régime social du président de SASU ?
Qu’est-ce que le statut d'assimilé salarié ?
Le dirigeant associé de SASU a le statut d’assimilé salarié. Il est affilié au régime général de la Sécurité sociale. Sa couverture sociale est comparable à celle d’un salarié, sauf pour l’assurance chômage.
Comment sont calculées les cotisations sociales du président de SASU ?
Le taux global des cotisations sociales représente environ 82 % du salaire net perçu. Ainsi, pour une rémunération nette de 2 000 € par mois, le coût total pour la SASU, charges comprises, se situe généralement entre 3 300 € et 3 500 €.
Aucune cotisation n’est due au titre de l’assurance chômage.
Les cotisations sociales sont calculées uniquement sur la rémunération versée au président. Les dividendes ne sont pas assujettis à ces cotisations, mais restent soumis au PFU (ou flat tax).
Quel est son niveau de protection sociale ?
Le statut d’assimilé salarié permet de bénéficier d’une protection sociale relativement complète, à condition de percevoir une rémunération suffisante :
- En matière de retraite, vous validez des trimestres pour la retraite de base et vous cotisez aussi à la retraite complémentaire Agirc-Arrco ;
- Concernant la santé, vous êtes couvert pour vos soins (consultations, médicaments, hospitalisation) dans les mêmes conditions qu’un salarié. Vous pouvez aussi percevoir des indemnités journalières en cas d’arrêt maladie, à condition de respecter certains seuils de rémunération et de cotisations ;
- En cas d’accident du travail ou de maladie professionnelle, vous pouvez percevoir une indemnisation similaire à celle prévue pour les salariés.
- Vous bénéficiez d’une couverture en cas d’invalidité ou de décès, avec le versement de prestations spécifiques pour vous ou vos proches.
Quelle est la fiscalité de la SASU : IS ou IR ?
L'Impôt sur les Sociétés (IS) : le régime par défaut
Par défaut, la SASU relève de l’impôt sur les sociétés. Les bénéfices sont donc imposés directement au niveau de la société :
Le taux d’imposition dépend du montant de vos bénéfices :
- Vous payez 15 % d’impôt sur vos premiers 42 500 € de bénéfices ;
- Puis 25 % sur tout ce qui dépasse ce montant.
Mais attention, vous ne bénéficiez du taux réduit de 15 % que si votre entreprise respecte certaines conditions :
- Votre chiffre d’affaires reste inférieur à 10 millions d’euros ;
- Votre capital est entièrement libéré ;
- Votre société appartient majoritairement (au moins 75 %) à des personnes physiques.
Le régime de l’Impôt sur les Sociétés (IS) vous permet de maîtriser votre fiscalité :
- Vous pouvez choisir de vous verser une rémunération ou de laisser les bénéfices dans la société pour financer votre développement ;
- Le taux réduit à 15 % sur les premiers bénéfices est intéressant pour limiter l’impôt au démarrage.
En revanche :
- Si vous percevez des dividendes, ceux-ci subissent une double imposition : d’abord au niveau de la société via l’Impôt sur les Sociétés, puis au niveau personnel avec le prélèvement forfaitaire unique de 31,4 % ;
- Les déficits de la société ne peuvent pas être imputés sur votre revenu personnel.
L'option pour l'Impôt sur le Revenu (IR)
Votre SASU peut, sur option, relever de l’impôt sur le revenu pendant une durée maximale de 5 ans. Dans ce cas, les bénéfices sont directement imposés entre vos mains.
Cette option reste soumise à plusieurs conditions :
- Votre activité est commerciale, artisanale, agricole ou libérale ;
- Votre société doit avoir été créée depuis moins de 5 ans ;
- Elle ne doit pas compter plus de 50 salariés ;
- Son chiffre d’affaires doit rester inférieur à 10 millions d’euros.
L’IR peut être intéressant en début d’activité, notamment si votre entreprise génère peu de bénéfices ou des déficits. Vous pouvez imputer ces résultats sur votre revenu global. En revanche, dès que l’activité devient rentable, ce régime peut alourdir votre imposition.
Le régime de TVA en SASU
Au démarrage, si votre chiffre d’affaires reste sous les seuils en vigueur, vous pouvez bénéficier de la franchise en base de TVA. Dans ce cas, vous ne facturez pas la TVA à vos clients. En contrepartie, vous ne pouvez pas la récupérer sur vos achats.
Vous devez passer au régime réel de TVA si votre chiffre d'affaires annuel HT dépasse :
- 85 000 € pour les opérations de ventes de marchandises, objets, fournitures et denrées à emporter ou à consommer sur place, fourniture de logement (hors location meublée, meublé de tourisme, gîte rural et chambre d'hôtes) ;
- 37 500 € pour les activités de prestations de service.
Selon votre CA, vous serez soumis au régime réel simplifié ou au régime réel normal.
La fiscalité des dividendes
Chaque année, après la clôture des comptes, le président de la SASU peut décider de se verser tout ou partie du bénéfice sous forme de dividendes.
Ces dividendes sont soumis au prélèvement forfaitaire unique (PFU) de 31,4 % :
- 12,8 % d’impôt sur le revenu ;
- 18,6 % de prélèvements sociaux.
Il peut aussi opter pour le barème progressif de l’impôt sur le revenu pour l’imposition des dividendes. Dans ce cas, le montant à déclarer correspond aux dividendes perçus, après un abattement de 40 % et une déductibilité d'une partie de la CSG.
Que faire après la création de votre SASU ?
Souscrire les assurances obligatoires
Selon votre activité, vous avez peut-être l’obligation de souscrire certaines assurances :
- Une responsabilité civile professionnelle : elle couvre les dommages causés à un tiers dans le cadre de votre activité ;
- Une assurance décennale (pour les métiers du BTP) : obligatoire pour les constructeurs, elle garantit les réparations des dommages liés à la solidité de l’ouvrage pendant 10 ans ;
- Une assurance véhicule professionnel : elle protège vos véhicules utilisés pour votre activité contre les accidents, vols ou incendies ;
- Une assurance spécifique aux professions réglementées : par exemple pour les experts-comptables, avocats ou médecins, elles couvrent les risques particuliers liés à votre métier.
Déposer sa marque à l’INPI
Le dépôt de marque permet de protéger le nom et le logo de votre société. Cette démarche est indispensable pour éviter tout risque de contrefaçon ou de parasitisme. Pour cela, il faut remplir une demande sur le site de l’INPI.
Organiser sa comptabilité
La SASU doit respecter plusieurs obligations comptables :
- Tenue du livre-journal et du grand livre ;
- Suivi des achats et ventes ;
- Établissement du bilan annuel ;
- Conservation des justificatifs comptables.
Pour éviter les erreurs, vous pouvez :
- Externaliser votre comptabilité auprès d’un expert-comptable traditionnel : ce professionnel s’occupe de toutes vos obligations comptables, de la tenue des comptes aux déclarations fiscales. Il faut compter entre 1 000 et 5 000 € par an selon la taille et l’activité de votre SASU ;
- Passer par un expert-comptable en ligne : les services sont similaires à ceux d’un expert-comptable traditionnel, mais le coût est souvent moins élevé ;
- Utiliser un logiciel de gestion : vous gérez vous-même vos factures, notes de frais et déclarations comptables. Le coût varie entre 20 et 100 € par mois. Cette solution nécessite une bonne maîtrise des règles comptables.
Faire ses premières déclarations
Au cours de votre première année d’activité, vous devez effectuer plusieurs déclarations obligatoires :
- La déclaration initiale de Cotisation Foncière des Entreprises (CFE) : cela va permettre aux impôts de calculer le montant de votre CFE ;
- Les déclarations sociales auprès de l’Urssaf : vous devez déclarer votre rémunération et payer les cotisations sociales correspondantes selon la périodicité choisie (mensuelle ou trimestrielle) ;
- Les déclarations de TVA : si votre SASU est assujettie à la TVA, vous devez déclarer et reverser la TVA collectée sur vos ventes. La fréquence (mensuelle ou trimestrielle) dépend du régime choisi.
EURL vs SASU : quel statut choisir ?
Le taux des cotisations sociales
Le gérant d’EURL a le statut de travailleur non salarié (TNS). Il paie des cotisations sociales plus faibles qu’un président de SASU. Cependant, si ce gérant perçoit des dividendes dépassant 10 % du capital social (plus primes et compte courant d’associé), ces dividendes sont soumis à des cotisations sociales.
Le président de SASU paie des cotisations plus élevées sur son salaire, mais ses dividendes ne supportent que le prélèvement forfaitaire unique de 31,4 %. Cela devient avantageux si le dirigeant choisit de se verser un petit salaire et de récupérer une partie des bénéfices en dividendes, car ces dividendes échappent aux cotisations sociales.
- En EURL, un dirigeant qui se verse 3 000 € par mois paie moins de charges qu’en SASU, car le TNS a un taux de cotisations plus faible.
- En SASU, si le président se verse 1 500 € par mois et récupère 20 000 € de dividendes en fin d’année, il paie moins de charges sociales sur cette partie des revenus, car seuls les 1 500 € sont soumis aux cotisations sociales et les dividendes uniquement au PFU de 31,4 %.
Le niveau de protection sociale
Au niveau des prestations sociales, il est plus avantageux d’être dirigeant de SASU. Certes, les cotisations sociales sont plus élevées, mais les prestations sociales sont elles aussi meilleures.
A contrario, la protection sociale du gérant TNS d’EURL est plus faible, pour une protection sociale minimale : pas de retraite complémentaire, une assurance maladie précaire, etc. Cela oblige le dirigeant d’EURL à souscrire des contrats Madelin pour une meilleure couverture sociale.
Souplesse en cas d’absence de rémunération
En EURL, le gérant doit verser des cotisations minimales même s’il ne se verse pas de salaire.
En SASU, si le président ne se verse aucune rémunération, aucune cotisation sociale n’est due.
Transmission ou cession des parts
Avec une SASU, vous pouvez transmettre ou céder votre entreprise plus facilement. Vous pouvez organiser les conditions de la cession directement dans vos statuts.
En revanche, l’EURL est plus contraignante pour la transmission des parts. Chaque cession nécessite d’accomplir des formalités administratives (publication d’avis, approbation par les créanciers, modifications statutaires).
Simulateur gratuit : 5 questions pour choisir entre SASU et EURL
Voici le résumé des différences entre SASU et EURL :
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Critères |
EURL (Entreprise Unipersonnelle à Responsabilité Limitée) |
SASU (Société par Actions Simplifiée Unipersonnelle) |
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Statut du dirigeant |
Gérant majoritaire assimilé TNS (Travailleur Non Salarié) |
Président assimilé salarié (régime général) |
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Régime social |
Régime des indépendants (ex-RSI, désormais géré par l’URSSAF) |
Régime général de la Sécurité sociale |
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Niveau des cotisations sociales |
Plus faibles (≈ 45 % de la rémunération nette) |
Plus élevées (≈ 82 % du net versé) |
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Base de calcul des cotisations |
Sur la rémunération + sur les dividendes dépassant 10 % du capital social + primes d’émission + compte courant d’associé |
Uniquement sur la rémunération (les dividendes ne supportent pas de cotisations, uniquement prélèvements sociaux de 18,6 %) |
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Fiscalité sur dividendes |
Dividendes partiellement assimilés à des revenus d’activité → cotisations sociales au-delà de 10% du capital |
Dividendes uniquement soumis au PFU (31,4% : 12,8 % IR + 18,6 % PS) ou option barème IR |
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Fiscalité sur rémunération |
Déductible du bénéfice imposable, soumis à l’IR ou IS selon option |
Déductible du bénéfice imposable, soumis à l’IR ou IS selon option |
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Prestations sociales |
Protection sociale plus faible (retraite limitée, couverture maladie réduite) → souvent besoin de contrats complémentaires type Madelin |
Meilleure protection sociale (assurance maladie, retraite, chômage — mais pas d’assurance chômage automatique, à souscrire à part) |
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Souplesse en cas d’absence de rémunération |
Cotisations minimales obligatoires, même sans revenu (surtout les deux premières années) |
Pas de cotisations si pas de rémunération versée |
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Attractivité en fonction des revenus |
Avantageuse si vous vous versez une rémunération régulière mensuelle (cotisations plus faibles) |
Avantageuse si vous vous rémunérez peu et privilégiez les dividendes |
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Image auprès des partenaires |
Moins flexible, souvent perçue comme adaptée aux petites structures |
Statut plus valorisant et moderne, mieux perçu par investisseurs et partenaires |
SASU vs Auto-entrepreneur : comparatif
Structure juridique
Vous hésitez entre SASU et auto-entreprise ? La différence principale réside dans la nature de la structure juridique :
- La SASU est une société à part entière, avec une personnalité morale distincte de celle de son président. Elle possède son propre patrimoine, peut accueillir des associés et évoluer vers une structure plus complexe ;
- L’auto-entrepreneur est un entrepreneur individuel. Il exerce en son nom propre. L’entreprise et l’entrepreneur ne forment qu’une seule entité juridique et fiscale.
Formalités de création
La création d’une micro-entreprise se résume à une simple déclaration en ligne, sans rédaction de statuts ni dépôt de capital.
La SASU, elle, nécessite des démarches plus lourdes : rédaction de statuts, dépôt du capital social, publication d’une annonce légale et immatriculation au registre du commerce.
Type d’activité
La SASU peut exercer presque toutes les activités, commerciales, artisanales, libérales ou industrielles.
La micro-entreprise permet aussi d’exploiter de nombreuses activités, mais vous ne pouvez pas déduire vos charges de votre chiffre d’affaires. Ce statut n’est donc pas adapté aux activités qui génèrent des frais professionnels importants, comme le BTP, le commerce ou l’artisanat.
Fiscalité
En SASU, vous avez le choix entre l’impôt sur les sociétés (IS) et l’impôt sur le revenu (IR). Vous pouvez déduire vos frais professionnels.
La micro-entreprise relève du micro-fiscal. L’administration applique un abattement forfaitaire sur votre CA au titre de vos frais. Sous conditions, vous pouvez opter pour le prélèvement libératoire.
Régime social
Le président de SASU rémunéré relève du régime général. Il a le statut d’assimilé salarié. Il bénéficie d’une protection sociale complète, à l'exception de l’assurance chômage.
L’auto-entrepreneur a le statut de TNS. Il bénéficie du régime micro-social : ses cotisations sont calculées uniquement sur le chiffre d’affaires déclaré. Sa couverture sociale est moins protectrice, surtout si son CA est peu élevé.
Cumul avec le chômage
La SASU permet de conserver partiellement ou totalement ses allocations chômage (ARE). Le président peut décider de :
- ne pas se rémunérer et conserver tous les bénéfices de l'ARE ;
- se verser des dividendes, ce qui ne réduit pas le montant des allocations.
Le micro-entrepreneur peut aussi cumuler son activité avec l’ARE, mais le maintien des allocations dépend directement du chiffre d’affaires généré.
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Critères |
Auto-entreprise |
SASU |
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Points forts |
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Points faibles |
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Nos conseils d'experts pour réussir la création de votre SASU
Conseil n° 1 : optimiser sa rémunération dès la première année
Vous pouvez démarrer votre activité sans vous verser de salaire. Dans ce cas, aucune cotisation sociale n’est due. Cette stratégie est intéressante si vous percevez des allocations chômage.
Vous pouvez aussi choisir de vous verser un petit salaire. Cela vous permet de bénéficier d’une protection sociale. Si vous avez l’ACRE, vos cotisations sociales sont réduites.
Pour optimiser votre rémunération, pensez aussi à :
- déduire vos frais professionnels (déplacements, matériel, etc.) ;
- choisir le régime fiscal le plus adapté entre impôt sur le revenu (IR) et impôt sur les sociétés (IS).
Conseil n° 2 : conserver un emploi salarié tout en lançant votre SASU
Vous pouvez créer votre SASU tout en restant salarié. Cela sécurise vos revenus le temps que votre entreprise se développe. Rester 1 ou 2 ans en CDI avant de passer à temps plein dans votre SASU peut être une bonne stratégie.
Conseil n° 3 : comprendre l’impact réel de l’IS sur vos bénéfices
Si vous ne vous versez pas de salaire, votre impôt sur les sociétés (IS) sera calculé uniquement sur les bénéfices de la société. Cela vous permet de disposer de davantage de trésorerie dans l’entreprise les premières années.
À l’IS, la société paie un impôt sur ses bénéfices. La première année, vous versez des acomptes sur la base du bénéfice estimé. L’année suivante, ces acomptes sont ajustés selon le bénéfice réel. Par exemple, si votre SASU réalise 50 000 € de bénéfice, l’IS à 25 % laisse environ 37 500 € dans la société. Vous pouvez ensuite vous verser cette somme pour toucher un salaire ou des dividendes.
Conseil n° 4 : anticiper les charges et formalités pour mieux gérer votre SASU
La SASU implique des charges sociales plus élevées si vous vous versez un salaire important. Sa création implique aussi davantage de formalités qu’une micro-entreprise et les coûts administratifs sont plus élevés.
Vous devez également tenir une comptabilité complète et réaliser plusieurs déclarations fiscales / sociales.
Pour éviter les erreurs, il est recommandé de se faire accompagner par un professionnel, comme un avocat ou un expert-comptable. Vous pouvez passer par une plateforme en ligne pour réduire ces coûts d’accompagnement.
- Pour créer une SASU, il faut choisir son siège social, rédiger ses statuts, déposer son capital et publier une annonce légale. Ensuite, il faut déposer un dossier d’immatriculation sur le guichet unique de l’INPI.
- Le capital social correspond aux apports de l’associé unique. Le montant minimum est de 1 €. Vous devez libérer au moins 50 % du capital en numéraire lors de la création et le solde dans un délai de 5 ans.
- Il faut prévoir des frais de création obligatoires pour un total d’environ 200 à 300 €.
- Le président de SASU bénéficie du statut d’assimilé salarié, avec une protection sociale proche de celle d’un salarié, mais sans assurance chômage.
- La fiscalité par défaut est l’impôt sur les sociétés (IS). Vous pouvez opter pour l’impôt sur le revenu (IR) pendant 5 ans (sous conditions).
- Vous pouvez bénéficier d’aides : l’ARE, l’ARCE, l’ACRE, des prêts d’honneur, des subventions régionales et locales ou encore des aides sectorielles.
- Après avoir créé votre SASU, il faut souscrire les assurances obligatoires, déposer sa marque, organiser sa comptabilité et effectuer vos premières déclarations fiscales et sociales.
- Si vous souhaitez vous lancer seul, vous pouvez aussi opter pour l’EURL ou l’auto-entreprise. Votre choix dépend notamment de vos objectifs de croissance.
FAQ
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📌 Est-il possible de s'associer dans une SASU ?
La SASU est la version unipersonnelle de la SAS. Elle est constituée par un associé unique. Si vous souhaitez vous associer, vous pouvez vous tourner vers la SAS. -
Pourquoi faut-il publier une annonce légale pour créer une SASU ?
La publication d'un avis d'immatriculation dans un journal d'annonces légales permet d'informer les tiers de la création de votre société. Cette étape est obligatoire pour immatriculer une SASU. Ainsi, l'attestation de publication est une pièce obligatoire lors du dépôt du dossier de constitution sur le guichet unique. -
Peut-on démarrer son activité avant la création de la SASU ?
Il y a un certain nombre de contrats (ouvrir un compte bancaire, signer un contrat de bail, etc.) qu'il est possible de conclure avant l'immatriculation de la SASU. En revanche, l'entrepreneur ne peut pas facturer ses clients avant l'immatriculation de la société.
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Comment obtenir le premier Kbis d'une SASU ?
Le premier Kbis de la société est envoyé automatiquement à l'associé unique d'une SASU au moment de l'immatriculation de la société. Il n'y a pas de démarches supplémentaires à réaliser. -
Peut-on transformer une SASU en SAS ?
Oui, une SASU peut facilement être transformée en SAS si vous souhaitez accueillir de nouveaux associés. La SASU n’est en réalité qu’une SAS avec un seul associé.
Pour effectuer cette transformation, il suffit de modifier les statuts de la société afin d’ajouter les nouveaux actionnaires et de déposer le dossier de modification au Guichet unique.
Cette démarche permet de conserver le même numéro SIRET et la continuité juridique de l’entreprise tout en élargissant le capital social.
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Comment déclarer mes dividendes SASU ?
Les dividendes versés par une SASU au président ou aux actionnaires sont soumis au prélèvement forfaitaire unique (PFU) de 30 %, comprenant :
- 12,8 % d’impôt sur le revenu
- et 17,2 % de prélèvements sociaux.
Le président peut aussi opter pour l’imposition au barème progressif de l’IR. La déclaration se fait via la déclaration de revenus annuelle (formulaire 2042 et 2042-C) en mentionnant le montant brut des dividendes et en appliquant les éventuels abattements.
Il est important de séparer les dividendes de la rémunération pour optimiser la fiscalité et respecter la réglementation. Les dividendes ne sont déclarés que l’année où ils sont distribués.
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Qu'est-ce que le guichet unique ?
Le guichet unique est une plateforme en ligne qui permet aux entrepreneurs d'effectuer leurs formalités de création et de modification de leur entreprise. -
Peut-on créer une SASU en étant salarié ?
Oui, mais il faut vérifier que votre contrat de travail ne comporte pas de clause d’exclusivité ou de non-concurrence.
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Peut-on créer une SASU au chômage ?
Oui, à condition de rester inscrit comme demandeur d’emploi auprès de France Travail. Vous pouvez choisir de continuer à recevoir l’ARE. Dans ce cas, il faut déclarer mensuellement les revenus issus de votre SASU. Votre ARE est alors recalculée. Ce cumul est limité à 60 % de ses droits restants. Vous pouvez aussi opter pour l’ARCE.
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Quel est le délai moyen de création d’une SASU ?
Il faut généralement compter 7 à 15 jours à partir du dépôt de votre dossier sur le guichet unique. Ce délai est valable si votre dossier est complet.
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Quelle est la différence entre une SASU et une micro-entreprise ?
La SASU est une société. Elle dispose d’une personnalité juridique distincte de celle du dirigeant. La micro-entreprise est un régime simplifié de l’entreprise individuelle. L'entrepreneur et son activité ne font qu’un sur le plan juridique et fiscal.
La SASU relève par défaut de l’impôt sur les sociétés, avec une option possible pour l’impôt sur le revenu. Le micro-entrepreneur est soumis au régime micro-fiscal.
Enfin, la SASU implique de tenir une comptabilité complète. En micro-entreprise, la comptabilité est très simplifiée et les obligations administratives sont allégées.
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Comment se rémunérer quand on est président d’une SASU ?
Le président d’une SASU peut se verser un salaire. Cela lui ouvre droit à une protection sociale complète, mais entraîne des cotisations sociales élevées. Il peut aussi choisir de ne pas se rémunérer, auquel cas aucune cotisation n’est due (mais il ne bénéficie d’aucune couverture). Il peut aussi se rémunérer sous forme de dividendes, ou bien combiner salaire et dividendes.
- Mise à jour du 16 avril 2026 : mise à jour du tarif pour créer une SASU et du taux de la flat tax.
- Mise à jour du 10 décembre 2025 : ajout d'un paragraphe sur les documents obligatoires pour immatriculer la SASU.
- Mise à jour du 24 septembre 2025 : vérification des informations juridiques et comptables.
- Mise à jour du 14 avril 2025 : ajout de FAQ
- Mise à jour du 23 février 2024 : intégration d'une vidéo.

Les commentaires (1)
Très belle page de présentation. Félicitations. Je vous recontacterai.
Bonjour, nous vous remercions chaleureusement pour votre commentaire ! Excellente journée !