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    Devenir consultant en finance : les étapes

    Création d'entreprise
    Captain Contrat
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    Surcroît d’activité ou manque de compétences : les entreprises font fréquemment appel à un consultant financier extérieur pour les aider à optimiser leur gestion. Vous avez suivi une formation dans ce domaine et souhaitez devenir indépendant ? Après avoir réalisé un business plan et choisi votre structure juridique, il sera temps de vous lancer. Zoom sur les étapes à suivre pour devenir consultant en finance.

    Au sommaire de cet article : 

    1. Faut-il un diplôme pour devenir consultant financier ?
    2. Quelles sont les qualités pour devenir consultant en finance ?
    3. Salarié, portage social ou indépendant : les différents statuts pour exercer le métier de consultant en finance
    4. Les différentes étapes pour devenir consultant indépendant en finance

    Faut-il un diplôme pour devenir consultant financier ?

    Optimiser la rentabilité d’une entreprise, proposer une stratégie de développement du portefeuille clients, suivre les comptes : autant de missions qui constituent le cœur du métier de consultant en finance. Ce dernier apporte un regard extérieur sur les problématiques comptables et financières de l’entreprise, pour déterminer des pistes d’amélioration.

    Cette profession libérale n’est pas réglementée. En théorie, il n’est donc pas nécessaire de suivre une formation particulière pour devenir consultant financier. Néanmoins, le métier suppose de posséder un bon nombre de connaissances financières et juridiques, c’est pourquoi l’obtention d’un diplôme est conseillée. Idéalement, vous aurez suivi une licence pro dans le secteur de la banque ou des finances, un cursus en école de commerce ou un master finances.

    Quelles sont les qualités pour devenir consultant en finance ?

    Pour devenir consultant en finance, il est nécessaire de posséder certaines qualités et des compétences indispensables :

    • Des compétences financières, comptables et juridiques solides ;
    • Un grand sens de l’analyse et de la synthèse, pour déterminer les pistes d’action ;
    • Une forte aisance à l’oral et une grande confiance en soi : vous allez rencontrer de nombreux clients et leur expliquer les stratégies que vous préconisez pour améliorer le fonctionnement de leur entreprise ;
    • Une grande capacité d’adaptation, pour vous intégrer facilement à tous les types de structures (TPE, grands comptes…) ;
    • La maîtrise des outils bureautiques et informatiques, notamment des ERP (progiciel de gestion intégré) comme Oracle ou SAP ;
    • La pratique de l’anglais, voire d’une autre langue étrangère, si vous souhaitez travailler avec des entreprises ouvertes sur l’international.

    Salarié, portage social ou indépendant : les différents statuts pour exercer le métier de consultant en finance 

    Le plus souvent, vous commencerez votre activité de consultant en finance en tant que salarié d’une entreprise ou d’un cabinet-conseil. Vous mettrez cette période à profit pour acquérir et développer votre expertise sur ce secteur. L’avantage, c’est que vous disposez d’une protection sociale complète, mais vous devrez composer avec ce que vous demande votre hiérarchie.

    Si vous vous en sentez capable, ou après quelques années de salariat, vous pouvez vous lancer en tant qu’indépendant. Vous apprécierez de pouvoir organiser vous-même votre emploi du temps ou de choisir les missions qui vous intéressent… Du moins une fois que vous aurez décroché vos premiers clients. Autre inconvénient de l’indépendance : le plus souvent, vous serez travailleur non-salarié, avec une protection sociale peu étendue.

    Entre les deux, il existe un statut intéressant : le portage salarial. Il vous appartient de trouver vous-même vos clients et de développer votre affaire. En contrepartie, la société de portage assure la gestion des tâches courantes (comptabilité, par exemple), et vous profitez d’une protection sociale plus large, avec droit à l’assurance chômage. L’inconvénient, c’est le coût du portage, qui représente 40 à 50 % de votre chiffre d’affaires (CA).

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    Les différentes étapes pour devenir consultant indépendant en finance

    Vous êtes décidé à devenir consultant en finance indépendant ? Félicitations ! Il ne reste plus maintenant que 4 étapes à franchir avant de vous lancer.

    Réaliser une étude de marché

    L’étude de marché sert à vérifier la faisabilité de votre projet entrepreneurial. À ce stade, vous allez recueillir des données sur :

    • Les habitudes de consommation et les revenus de votre clientèle cible ;
    • L’état, les forces et les faiblesses de vos concurrents ;
    • Les tendances du marché, pour savoir quels types de prestations proposer à vos clients.

    Établir un business plan

    Le business plan s’appuie sur les résultats de l’étude de marché, et présente une structuration et un prévisionnel financier de votre projet. Il vous sera utile pour demander un prêt professionnel aux banques ou à des partenaires de vous suivre dans cette aventure.

    Vous devrez donc y mentionner des informations relatives à :

    • La présentation du marché ;
    • Votre positionnement tarifaire ;
    • Vos besoins en trésorerie ;
    • Le chiffre d'affaires (CA) prévisionnel ;
    • Un bilan et un compte de résultat, etc.

    Sélectionnez un local commercial

    Il est tout à fait possible de débuter son activité de consultant en finance depuis son domicile. Du moins si votre bail d’habitation ou la réglementation de la copropriété ne l’interdit pas. La commune de domiciliation peut aussi prévoir une autorisation préalable. Renseignez-vous auprès de la mairie compétente !

    Sinon, vous pouvez acheter ou louer un local professionnel. Vous aurez le choix entre une implantation au cœur des villes, pour toucher une clientèle large, ou auprès des zones d’activités des entreprises, pour être au plus près d’elles. Pour limiter vos coûts d’installation, vous pouvez aussi opter pour une pépinière d’entreprises ou des bureaux partagés (espaces de coworking).

    Choisir la forme juridique

    Partons du principe que vous voulez vous lancer seul dans un premier temps. Plusieurs structures juridiques peuvent être envisagées, de la micro-entreprise à la société commerciale, en passant par l’entreprise individuelle. Chacune possède ses avantages et inconvénients.

    La micro-entreprise

    • Avantages : les formalités de constitution sont légères et peu coûteuses : une simple déclaration auprès du centre de formalités des entreprises (CFE) suffit pour se lancer. Par la suite, vous devez seulement déclarer votre chiffre d'affaires (CA) en ligne chaque mois ou trimestre. Si vous ne réalisez aucun chiffre, vous ne paierez pas de cotisations sociales. Deux options s’offrent à vous pour le paiement de vos impôts sur le revenu (IR) : le prélèvement forfaitaire libératoire ou le prélèvement à la source sur le CA réalisé. Vous n’avez pas à tenir une comptabilité, seulement un livre de recettes et de dépenses.
    • Inconvénients : le CA est limité à 76 200 € pour conserver le bénéfice du régime simplifié de la micro-entreprise. En outre, vous ne pourrez pas déduire la TVA que vous payez sur vos achats de biens et de services ni imputer vos charges sur votre CA. En tant que micro-entrepreneur, vous relevez des TNS. Notez enfin que ce statut ne vous permet pas de protéger votre patrimoine personnel en cas de pépin. Vos biens propres peuvent ainsi être saisis en cas de dettes.

    L’entreprise individuelle (EI)

    • Avantages : l’entreprise individuelle (EI) nécessite un formalisme qui reste assez léger : seule l’immatriculation est requise. Si vous n’optez pas pour le régime de micro-entreprise, vous n’êtes pas limité par le plafond de CA. Les bénéfices que vous dégagez sont imposés par défaut à l’IR, sur option à l’impôt sur les sociétés.
    • Inconvénients : vos patrimoines personnel et professionnel ne sont pas séparés. En tant qu’entrepreneur individuel, vous êtes considéré comme un travailleur non salarié (TNS), sans couverture chômage. La comptabilité est plus rigoureuse qu’en micro-entreprise si vous choisissez un régime fiscal classique.

    L’entreprise individuelle à responsabilité limitée (EIRL)

    Dans une EIRL, les avantages et inconvénients sont les mêmes que pour l’EI, à une différence notable. Dans le cadre d’une EIRL, vous remplissez une déclaration d’affectation pour séparer vos patrimoines personnel et professionnel. En conséquence, seuls les biens affectés à l’exercice de votre activité peuvent être saisis en cas de coup dur.

    L’entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée (EURL)

    L'EURL présente également des avantages et des inconvénients. 

    • Avantages : la loi n’exige pas de capital social minimal, vous pouvez donc créer votre entreprise avec 1 €. La responsabilité de l’associé unique est limitée au montant des apports dans le capital, ce qui assure la protection de vos biens personnels. Vous pouvez choisir d’imposer vos bénéfices à l’IR ou à l’IS. Vous pouvez facturer de la TVA et déduire vos charges.
    • Inconvénients : le formalisme de création d’entreprise est lourd et coûteux. Vous devez rédiger des statuts, et votre liberté en la matière est limitée par des dispositions légales. Si vous enfilez la casquette de gérant, vous serez soumis au régime des TNS. La comptabilité est rigoureuse, avec bilan et compte de résultat.

    La société par actions simplifiée unipersonnelle (SASU)

    Les avantages et inconvénients de la SASU sont similaires à ceux de l’EURL sauf que :

    • Les statuts de la SASU peuvent être rédigés sur mesure et offrent ainsi une plus grande souplesse de fonctionnement ;
    • Le président est considéré comme un assimilé salarié et dispose d’une protection sociale plus complète ;
    • Les charges sociales liées à la fonction de président sont plus élevées que pour le gérant d’EURL.

    Si vous souhaitez développer votre entreprise, vous pourrez par la suite choisir une SARL ou une SAS.

    Les experts Captain Contrat vous accompagnent dans vos démarches de création d’entreprise pour devenir consultant en finance.

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      Alex Pernin
      A propos de Alex Pernin

      Diplômé d'un Master II en droit des affaires à la faculté Paris Descartes, Alex s'efforce de rendre accessible l'information juridique afin d'accompagner au mieux les entrepreneurs

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